Alors oui certains diront que c’est facile pour faire une photo du weekend qui plaise au plus grand nombre il suffit d’aller vers un aéronef qui émerveille les aérophiles. Et cette fois ils auront raison puisque j’ai choisi rien moins que le Warthog, le phacochère en français, l’un des avions d’armes les plus mythiques des cinquante dernières années. En plus vous avez de la chance, cette semaine vous en avez deux sur la même photo.

Car même si officiellement il s’appelle Fairchild-Republic A-10 Thunderbolt II cet avion est bien plus connu sous son surnom de Warthog. On remarquera qu’il lui va comme un gant d’ailleurs. Un avion d’attaque qui n’est pas forcément une des machines les plus aérodynamiques mais qui dispose d’une esthétique assez marquante. Sans doute ce qui fait son succès chez les passionné(e)s d’aviation.

Photo © US Air Force.

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19 COMMENTAIRES

  1. Oups désolé pour le double post, c’est vrai qu’il est marquant ce ‘coucou’, je me demandais pour quelle raison ils ont mis les réacteurs dans une telle position ?

      • Ah d’accord, si je comprend bien ça permet d’avoir un fuselage plus fin, avec des réacteurs plus compacts.. C’est vrai que c’est un ‘cavion’ très exposé au tirs venants du sol ! Merci beaucoup El Doryfore de la part du breton qui se couchera moins (Tête de) c… lol 😉
        Et merci à Arnaud au passage pour son travail ! Toujours très intéressant même si on a parfois des ‘partis pris’ différents (Il faut quon essaie de ne pas trop polluer le débat ave ça et ça vaut aussi pour moi)
        Petit hors sujet si on me permet, un Doryfore est un insecte invasif (du Mexique) ravageur des cultures de pommes de terre (« Ils viennent bouffer nos patates ») lool 🙂

      • La conception de l’avion répondait à une recherche de la meilleure protection par rapport aux tirs venant du sol (AAA et SAM) et d’une recherche des meilleures chances de survie au-dessus du champ de bataille. Ainsi, les deux réacteurs ont été mis sur le fuselage de manière à ce qu’ils soient séparés l’un de l’autre pour qu’il puisse continuer à voler sur un moteur. Même chose pour la double-dérive qui avait aussi pour but de masquer les moteurs (infrarouge), tout en ayant une faculté à continuer à manœuvrer en ayant une dérive en moins.
        Dans la même lignée, les commandes de vol sont doublées (et passent par des protections en titane) et bénéficient d’un mode « manuelle » en cas de panne hydraulique.

  2. Excellent choix !
    Beau cliché !
    L’ancêtre Républic P47 avait aussi une sacrée gueule et une efficacité redoutable pour neutraliser trains, blindés bâtiments etc !

    • À ma connaissance jamais. L’A-10 Thunderbolt II est arrivé à une époque où la France n’achetait déjà plus d’avion d’armes auprès des avionneurs américains.

  3. Une plateforme extraordinaire de stabilité qui m’avait pourtant impressionné par sa manoeuvrabilité incroyable en roulis : impossible d’anticiper sa trajectoire évasive, avec des basculements hyper rapides d’une aile sur l’autre…
    Je ne sais pas si ça n’était qu’une impression, en tout cas aucune autre démonstration d’avion de combat ne m’avait laissé cette impression…
    Et le canon, l’ayant vu de très près, lors de missions sur une base OTAN au Moyen-Orient, il très impressionnant avec ses tubes et son mode de chargement rotatifs.
    Restait à l’époque le pb de ses munitions à forte densité (uranium appauvri), certes destructeurs mais peut-être dangereux pour la santé des opérateurs.

    • D’ailleurs ceci fût un véritable problème. Nombre de soldats américains qui sont aller inspecter des carcasse de chars irakien détruits pendant la guerre du golfe par des A10 sans protection adéquate ont été atteint de leucémies et cancers plusieurs années après.

    • Comme l’indique Dimitri, les obus à uranium appauvri sont dangereux pour le personnel qui inspecte les dommages, ainsi que pour la population qui vie dans les parages de l’impacte (il se crée une réaction chimique appelée eutectique qui disperse la radioactivité dans de fines particules), mais pas pour celui qui les manipule en amont lors de l’armement.
      En théorie ces munitions ne sont plus employées,

      • En effet les munitions de calibre 30mm dit « à l’uranium appauvri » sont dangereuses pour les armuriers de l’US Air Force car jugées cancérogènes par plusieurs ONG américaines. Un défaut que le Pentagone a mis plus de 20 ans à reconnaitre officiellement. Et en effet elles ont depuis été retiré, sous l’administration Obama.

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