C’est une mission qui était attendue depuis plusieurs mois. Sous le nom de code Clemenceau 21 le porte-avions français et ses aéronefs embarqués ont quitté ce dimanche 21 février 2021 la quiétude des eaux françaises. Dans un premier temps le bâtiment patrouillera en Méditerranée avant de rejoindre des eaux moins calmes au large du Levant. Il ne doit pas retourner à Toulon avant au plus tôt le mois de juin.

À bord du porte-avions français tous les marins, quelque que soit leur rôle et/ou grade, ont reçu les deux injections du vaccins contre le Covid19. La Marine Nationale ne veut plus revivre le cauchemar de l’an dernier quand plus de la moitié de l’équipage avait contracté le coronavirus. Ainsi protégé les marins français pourront mener à bien leur mission sans inquiétude.
Vingt-cinq aéronefs se trouvent à bord. Le cœur de cet arsenal aérien se compose des vingt chasseurs omnirôles Dassault Aviation Rafale M et des deux deux avions de guet aérien radar Grumman E-2C Hawkeye. Ils sont appuyés de trois hélicoptères : deux Aérospatiale SA.365F Dauphin 2 et un NHIndustries NH-90 Caïman NFH. Il est à signaler que les deux premiers remplissent la très vitale mission Pedro, assurant la sécurité des équipages lors des phases de catapultages et d’appontage.

Comme à son habitude le porte-avions Charles de Gaulle ne voguera pas seul. Il sera accompagné par une flottille internationale. Sous les eaux un sous-marin nucléaire d’attaque de classe Rubis assurera sa protection rapprochée. En surface six navires de guerre et de soutien l’assisteront. Il y aura les frégates françaises Chevalier Paul et Provence embarquant chacune un hélicoptère NH-90 Caïman NFH, mais également le pétrolier-ravitailleur Var. Trois bâtiments alliés vont progressivement rejoindre le porte-avions. Au large de Toulon c’est le cas de frégate belge Leopold Ier qui elle aussi dispose d’un NH-90 Caïman à son bord. Le destroyer lance-missiles américain USS Porter et ses deux Sikorsky MH-60R Seahawk embarqués participent aussi à l’encadrement du porte-avions français.
La frégate grecque Kanaris et son hélicoptère Agusta-Bell AB-212ASW rejoindront la flottille au bout de quelques jours. En attendant son arrivée la frégate française Auvergne fera un bout de chemin avec eux, avant de reprendre sa mission initiale.

C’est aussi l’occasion pour les marins américains, belges, et grecques de peaufiner leur interopérabilité avec la Marine Nationale et notamment le porte-avions français. Il est à remarquer que si en France on considère (encore) les Chevalier Paul, Provence, ou encore Auvergne comme des frégates ces navires sont en fait des destroyers aux vues des standards internationaux. C’est pour cela que leurs numéros de coque débutent pas D et non F.

Donc si dans un premier temps le porte-avions français patrouillera au profit des intérêts français et européens en Méditerranée il prendra bel et bien le chemin de la Méditerranée orientale afin de mener la guerre contre Daech. Au large des côtes du Levant ses Rafale M seront catapultés pour aller frapper l’organisation islamiste autant en Irak qu’en Syrie. À cette occasion les navires français rejoindront l’opération Chammal.
Par la suite ils gagneront la Mer d’Arabie pour des exercices avec nos alliés indiens. Nous reviendrons à l’occasion sur cette actualité.

Photo © Marine Nationale.

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