Plus que jamais le Maroc confirme sa position dominante en Afrique du nord, et notamment au Maghreb. Dans le cadre de l’exercice Lightning Handshake 2021 les forces aériennes et navales marocaines se sont entraînées avec l’US Navy. Le volet aéronavale a notamment permis à la chasse chérifienne de voler aux côtés des avions embarqués à bord du porte-avions USS Dwight D. Eisenhower. Les manœuvres aériennes se sont déroulées en Atlantique nord, au large des côtés du Maroc.

Depuis une vingtaine d’années maintenant Rabat et Washington ont resserré leurs liens respectifs. Il s’agit aussi d’une réponse à la situation géopolitique compliquée dans la région avec une Algérie sans cesse plus inféodée et soumise à la Russie et un terrorisme djihadiste désormais très présent. Américains et Marocains ont donc des intérêts convergents.
C’est cela qui a permis la mise sur pied de l’exercice Lightning Handshake 2021.

Survoler un porte-avions américain, une occasion rare pour des pilotes étrangers.

C’est ainsi que ce mercredi 3 mars 2021 l’équipage du porte-avions USS Dwight D. Eisenhower a vu arriver face à lui quatre avions de combat porteurs des marquages et camouflages marocains : deux General Dynamics F-16C Fighting Falcon, un Northrop F-5E Tiger II et un F-5F de transformation opérationnelle. Pour aller à leur rencontre le pacha du porte-avions avait catapulté trois avions : deux chasseurs Boeing F/A-18E Super Hornet de l’escadrille VFA-131 Wildcats et un avion de guet aérien Grumman E-2C Hawkeye appartenant lui à l’escadrille VAW-123 Screwtops.

Les chasseurs ont ainsi pu survoler à basse altitude le navire de guerre américain, une occasion unique autant pour les pilotes marocains que pour les marins américains qui ont pu apercevoir des avions au camouflage très inhabituel pour eux. Le Maroc ne fait en effet quasiment jamais appel à la basse visibilité sur ses avions de combat.

Les pilotes marocains ont notamment eu la possibilité de se former au ravitaillement en vol sur nounou, c’est à dire sur chasseur biplace F/A-18F Super Hornet doté d’un réservoir central spécialement dédié. Pour l’occasion c’est l’escadrille VFA-32 Fighting Swordsmen qui avait mis à contribution deux de ses avions. Une situation assez inédite pour ces pilotes africains plus habitués à des tankers plus classiques type Boeing 707 modifiés ou encore Lockheed KC-130 Hercules. Ils s’en sont pourtant parfaitement bien tiré.

La station-service volante du « Ike ».

L’intérêt d’un tel exercice est à la fois de rendre encore plus forts les liens américano-marocains mais également de s’assurer qu’en cas de coup dur l’une ou l’autre des parties pourrait compter sur le renfort de son homologue. Et dans cette région du monde cela a du sens.

Photos © US Navy.

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