L’Australie devient tellement dépendante des États-Unis que cet accord d’exportation n’a rien de vraiment surprenant. Ce jeudi 3 juin 2021 la Defense Security Cooperation Agency a autorisé le groupe Boeing à exporter son hélicoptère de combat AH-64E Guardian vers l’Australian Army. Cette dernière entend disposer de premiers hélicoptères opérationnels au standard IOC d’ici cinq ans. Le contrat d’un montant de trois milliards et demi de dollars US concerne également l’armement de ces machines.

On savait depuis janvier dernier que l’Australie avait jeté son dévolu sur le Boeing AH-64E Guardian. Désormais on a la certitude que son armée volera sur cette dernière évolution en date de mythique Apache.
L’aval de la DSCA c’est en fait un blanc seing de l’administration fédérale américaine pour que l’Australie signe le contrat avec la branche voilures tournantes de Boeing. On imagine mal cette entreprise rechigner sur un contrat à 3.5 milliards de dollars US, surtout en ces temps où chaque cent compte pour l’économie américaine.

Outre donc les vingt-neuf hélicoptères le marché concerne toute l’avionique : le radar AN/APR-48B, le système d’acquisition de cibles AN/ASQ-170, ou encore les systèmes radar AN/APG-78. Ce dernier n’est commandé qu’à seize exemplaires, et pourra être installé indifféremment sur un appareil ou un autre. Les systèmes de protection anti-missiles sont aussi de la partie, de même que l’IFF.
Six turbines de rechange sont concernées ainsi que douze équipement de communication encryptée VHF-UHF supplémentaires.
L’armement du Guardian n’est pas laissé de côté. En plus du canon-mitrailleur un lot de 2000 roquettes guidées laser APKWS et 85 missiles AGM-114R Hellfire sont prévus.

Avec tout cela l’Australie va encore avoir du mal à faire croire au monde entier que ses hélicoptères de combat ne sont que des appareils de reconnaissance armée ! Rappelons que c’est pour cela qu’elle a décidé de se séparer de ses Eurocopter EC-665 Tiger ARH européens et de les remplacer par des AH-64E Guardian. Le «parapluie» de la défense américaine n’a évidemment aucun rapport avec tout cette décision.
Les premiers AH-64E Guardian sont attendus en Australie en 2025. La déclaration IOC, c’est à dire la capacité opérationnelle initiale est espérée pour l’année suivante.

Photo © US Department of Defense.

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4 COMMENTAIRES

  1. Est il prévu que la France rachète ces Tigres à bas prix (puisqu’il sont si nul). Ça permettrait d’avoir des pièces de rechange et d’en mettre à niveau quelques un et par la même occasion de prouver que, avec une mise à jour et un MCO un minimum sérieux, la disponibilité n’est pas si mauvaise (sans être exceptionnelle … mais bon, quand on sait qu’il on commandé 58 F-35, on peut décemment douter que ce le MCO catastrophique du Tigre ARH ne soit pas la principale raison de ce remplacament).

    • Ces hélicoptères appartiennent à l’Australie, elle en fait donc ce qu’elle veut. En outre pensez-vous que l’avionique des Tiger ARH soit compatible avec les standards de l’ALAT ?

  2. L’Australie ne pourra pas revendre à n’importe qui ses tigres, puisqu’ils lui faudra l’accord des pays fournisseurs. On se retrouve ds la même situation qu’israel qui souhaitait vendre des f16 à la Croatie. Avec les allemands ds le consortium tigre, autant dire qu’ils seront impossibles à revendre à certains pays du moyen Orient par exemple. Du coup, la France ou l’Espagne peuvent être en bonne position pour les récupérer à prix cassé. À voir ensuite ce qui est faisable avec l’industriel pour de la mco ou les porter au standard mk3…

  3. Je crois me rappeler,que selon les termes du contrat,ces appareils étaient assemblés sur place…. D’où peut être les ennuis constatés
    En faisant un // au contrat des sous-marins attention que les mêmes déboires ne se produisent pas .C’est autrement plus compliqué

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