La communauté des pompiers volants est ce samedi 14 août 2021 en deuil. Un avion bombardier d’eau russe Beriev Be-200Chs s’est écrasé lors d’une mission de lutte contre les incendies en Turquie. Les huit membres d’équipage de l’avion ont péri dans l’accident. Ce drame arrive le jour même où l’on apprenait que l’Algérie envisage d’acquérir entre six et huit machines de ce type.

Des zones d’ombres entourent encore cette catastrophe aérienne qui vient augmenter le nombre des victimes du feu en Turquie de huit personnes. Huit sauveteurs du ciel qui avaient pris place à bord du Beriev Be-200Chs porteur de l’immatriculation civile étatique russe RF-88450. Cinq d’entre eux étaient de nationalité russe et les trois autres étaient turcs. Une enquête a été confié aux autorités aéronautique d’Ankara.

L’avion amphibie de lutte anti-incendie opérait dans la région du Kahramanmaras dans le sud de la Turquie. Selon les premiers témoignages rapportés par l’Agence France-Presse c’est après une ressource d’attaque du feu que le biréacteur aurait décroché avant de heurter le sol. Il s’est immédiatement enflammé. Le temps que les équipes de secours arrivent sur place le Beriev Be-200Chs avait brûlé à plus de 75% rendant les chances de retrouver des survivants nulles. Désormais ce sont les enquêteurs qui ont la charge d’inspecter l’épave calcinée.

Il s’agit du plus grave accident dans l’histoire du Beriev Be-200 ! Hasard ou coïncidence ce drame survient le jour même où plusieurs médias algériens, dont certains réputés pour leur sérieux, annoncent que le pouvoir algérien se prépare à commander entre six et huit avions de ce type pour un montant unitaire avoisinant les 40 millions d’euros. Espérons pour l’avionneur russe que cet accident ne fera pas capoter le contrat.

Photo © Keypublishing

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1 COMMENTAIRE

  1. L’actualité nous rattrape. Dans un article d’il y a même pas 10 jours, on le disait peu fiable et peu sûr en vol. J’ai visionné le crash, filmé surement depuis un aéronef de commandement. On voit l’avion russe passer une crête en effectuant un largage puis s’écraser contre le flanc suivant de la montagne. On a l’impression qu’il filait tout droit sans réussir à prendre de l’altitude. Je me demande pourquoi était-ils si nombreux a bord de l’avion. Dans un canadair ils sont 2 ou 3 maximum.

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