Airbus Helicopters s’est trouvé un nouveau partenaire indien, sous la houlette de Tata. Ce mardi 17 février 2026 le Président de la République Emmanuel Macron et le Premier Ministre Narendra Modi ont inauguré une chaîne d’assemblage pour hélicoptères H125 et H125M non loin de Bangalore. Il s’agit à la fois de répondre à l’évolution du marché civil et parapublique mais également de préparer de futurs contrats avec l’Indian Air Force et l’Indian Army. Cette structure industrielle permettra la création de plus de 500 emplois qualifiés, en grande majorité locale.
Le marché civil et parapublique indien est en plein boom. Les entreprises de transport d’affaire d’un côté et les administrations et services de secours / forces de l’ordre de l’autre sont de plus en plus demandeuses d’hélicoptères légers modernes. D’où la décision d’Airbus Helicopters et de Tata de s’allier à Vemagal, une ville sise à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Bangalore. C’est donc là que se trouve l’usine, ce qu’on appelle en anglais une FAL, une Final Assembly Line. Cette chaine d’assemblage finale permettra ainsi que des hélicoptères soient produits localement avec un savoir-faire européen à partir d’éléments fournis par la France. C’est du gagnant-gagnant pour les deux pays.
Français et Indiens ont une tradition de travail en commun dans le domaine des hélicoptères civils monoturbines. Hindustan Aircraft Limited a produit entre le début des années 1970 et le milieu des années 1990 les Cheetah et Chetak qui sont respectivement des Aérospatiale SA.315B Lama et SA.316B Alouette III. Hors ce sont ces deux modèles d’hélicoptères qui devraient prochainement être remplacés dans l’Indian Air Force et l’Indian Navy par les H125 et H125M construits par Tata à Vemagal.
Pourquoi d’ailleurs ces versions évoluées du célèbre Écureuil et pas d’autres hélicoptères ? Officiellement les Agusta-Westland AW.109M Trekker italien et Bell 429 Global Ranger américain sont également en lice. Officieusement ces deux hélicoptères n’auraient d’ores et déjà pas su répondre à une des attentes premières des Indiens : le vol en très haute montagne. Les opérations dans le massif de l’Himalaya ne posent aucun souci aux 950 chevaux de la turbine Safran Helicopters Engine Arriel 2D. Les tests l’ont démontré. D’ailleurs plusieurs exemplaires y volent déjà, sous immatriculations civiles indiennes.
À bien des égards l’Inde semble être un marché acquis à l’Airbus Helicopters H125 civil et dans une certaine mesure aussi au H125M militaire. Son partenariat avec Tata est donc primordial pour les années à venir, d’où cette usine.
Photo © Força Aérea Brasileira
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