Ce sont des appareils d’ancienne génération, hérités de l’ère soviétique. Déployés à Yevpatoria en Crimée les cinq derniers Beriev Be-12 Mail russes de lutte anti-sous-marine sont devenus au fil de la guerre des cibles prioritaires pour les Ukrainiens. Ainsi le weekend dernier deux d’entre eux ont été attaqué, l’un détruit et l’autre fortement endommagé, par des missiles de croisière tirés de nuit. Les Be-12 Mail sont des aéronefs amphibies réputés sûrs et robustes.
Selon nos sources les deux Beriev Be-12 Mail russes visés par l’attaque ukrainienne étaient stationnés sur une partie technique de la base aéronavale russe de Yevpatoria. Celle-ci se situe sur la partie occidentale de l’isthme de Crimée et accueille principalement des appareils destinés aux opérations anti-navires et anti-sous-marines en Mer Noire. Les deux Be-12 pris pour cibles par les missiles ukrainiens étaient, de ce que nous en savons, ceux porteurs des codes Yellow 10 et Yellow 12. Ce dernier est celui qui a vraisemblablement été détruit dans le raid aérien.
Il a été lancé dans la nuit de ce samedi 21 à ce dimanche 22 février 2026 directement depuis l’Ukraine. Selon toutes vraisemblances les missiles en question ont été tirés de deux avions différents. On parle notamment de Mikoyan MiG-29 ou Sukhoi Su-24, tous deux de facture soviétique, et niveau munitions de Storm Shadow ou bien de SCALP-EG. Ces deux missiles, le premier britannique et le second français, sont strictement identiques. Outre les Be-12 Yellow 10 et Yellow 12 plusieurs infrastructures techniques de Yevpatoria ont été endommagées voire carrément détruites. À priori les Ukrainiens ont tenté de mettre un coup d’arrêt aux opérations aéronavales ennemies dans la région. À quatre ans du déclenchement de la guerre les combats sont toujours aussi âpres dans la région.
La particularité du Beriev Be-12 Mail est d’être un des modèles d’aéronefs présent en Mer Noire à la fois sous couleurs de la fédération de Russie et sous celles de la république d’Ukraine. Pourtant si cette dernière emploie les siens principalement comme appareil de surveillance et de SAR lointaine la Russie continue de voir en eux des moyens de guerre aéronavale. Jusqu’au raid aérien du weekend dernier Moscou alignait cinq de ces antédiluviens amphibies dans la région. Aujourd’hui c’est moins !
Photo © ministère russe de la défense
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