Deux des trois munitions rôdeuses ont été interceptés par les Émiratis. Un engin de type Shahed 136 s’est abattu sur la centrale nucléaire de Barakah ce dimanche 17 mai 2026. Un transformateur électrique a été détruit et un incendie s’est déclenché. L’AIEA, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, se dit inquiète d’un tel ciblage par l’Iran.
On savait déjà que la Russie avait visé Tchernobyl en Ukraine il y a quelques mois, il semble bien que le retour d’expérience ait fonctionné plein pot avec son allié le plus fidèle. Les sites nucléaires israéliens de Dimona et Nahal Soreq étant sans doute trop difficile à frapper les Iraniens se sont reportés sur celui de Barakah ; la DCA émiratie n’a pas le niveau de complexité de l’Iron Dome américano-israélien.
Pour autant elle a réussi à intercepter deux des trois drones kamikazes lancés depuis l’ouest, sans doute à partir d’un navire civil iranien. Le traçage de la trajectoire des Shahed 136 le montre clairement. La troisième munition rôdeuse iranienne a réussi à frapper l’intérieur du site nucléaire émirati. Même si la production électronucléaire n’a pas été mise en danger un transformateur électrique a été détruit. Un incendie a eu lieu dans la foulée, rapidement maîtrisé par les soldats du feu. Aucun blessé n’est à signalé.
Les experts atomistes de l’AIEA signalent qu’aucune hausse de la radioactivité n’a été détecté autour et au-dessus de Barakah.
Pourquoi une telle frappe aujourd’hui contre le voisin Émirats Arabes Unis ?
Peut-être parce que la presse américaine a révélé il y a quelques jours qu’au début du conflit l’United Arab Emirats Air Force avait mené un raid aérien en profondeur contre l’Iran, et notamment contre son programme nucléaire. Œil pour œil dent pour dent ça vous rappelle quelque chose ? En tous cas cibler et frapper un site nucléaire civil n’est jamais une mission de bombardement comme une autre. Même si la charge offensive du Shahed 136 est inférieure à celle d’un missile de croisière ou à fortiori d’un missile balistique elle est suffisante pour faire de gros dégâts. De là à atteindre le réacteur d’une centrale nucléaire c’est une toute autre histoire. Fort heureusement aujourd’hui nous ne le saurons pas.
Quoiqu’on puisse en dire il y aura un avant et un après Barakah dans les relations entre Émiratis et Iraniens. Frapper un site nucléaire c’est tenter d’irradier une partie non négligeable des populations civiles.
Photo © HESA
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