Au tout début de cette année 2026 le Venezuela faisait la une des médias du monde entier après l’opération aéro-terrestre des États-Unis visant à la décapitation du régime Maduro et de ses (supposés) liens avec les cartels de la cocaïne. En cette fin juin l’US Air Force retourne sur place, accompagnée cette fois par entre autre l’Armée de l’Air et de l’Espace, l’Aviation Royale Canadienne, l’Ejercito del Aire y del Espacio, ou encore la Luftwaffe. Sauf que cette fois il s’agit de porter assistance aux populations après le terrifiant double séisme qui a frappé le pays ce mercredi 24 juin 2026 au soir. Une quinzaine de pays au total prépare l’envoi d’avions militaires et/ou civils à destination de ce pays d’Amérique du Sud.
Boeing C-17A Globemaster III et Lockheed C-130H Hercules sont d’ores et déjà sur le pied de guerre côté USA. Ils doivent acheminer dans les 24 heures à venir environ 250 secouristes spécialisés dans les opérations urbaines et provenant de Californie et de Virginie. Quarante tonnes d’aides de première urgence doivent les accompagner.
Les Européens ne sont pas en reste puisqu’un Airbus Military A400M Atlas est annoncé afin de déployer 85 sauveteurs et sapeurs-pompiers en provenance de la Sécurité Civile et de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris, ainsi que leurs chiens de travail et leur matériel. D’autres A400M Atlas aux couleurs allemandes, belges, espagnoles, et turques vont très vite voler vers le Venezuela. Des Lockheed-Martin C-130J/J-30 Super Hercules canadiens, indiens, italiens, israéliens, ou encore qataris sont annoncés également prenant part à ce pont aérien.
La Suisse ne possédant pas d’avions de transport militaire à long rayon d’action a annoncé louer un appareil civil afin de déployer ses 80 secouristes, eux aussi envoyés avec des chiens de recherches de victimes.
Que s’est-il exactement passé avant-hier en fin de journée au Venezuela ? À 18 heures 04, heure locale, la terre a tremblé dans l’état du Yaracuy à 21,9 kilomètres de profondeur avec une magnitude de 7,2 puis moins d’une minute plus tard un seconde secousse cette fois 10,1 kilomètres de profondeur avec une magnitude de 7,5.
Caracas, la capitale vénézuélienne, a été durement touchée. Plusieurs dizaines d’immeubles d’habitations ou de bureaux se sont effondrés. Le bilan humain, encore très provisoire fait état de 188 morts, de 1520 blessés, et de plus de 40 000 personnes portées disparues.
Le pont aérien international est rendu possible par le fait que des images satellitaires américaines et européennes ont démontré que des terrains d’aviation sont praticables dans la zone de la catastrophe. La France, rappelons le possède une implantation militaire qui pourrait servir de hub européen à 1700 kilomètres, à vol d’oiseau, de Caracas : la Base Aérienne 367 de Cayenne Rochambeau. Sa piste 08/26 peut parfaitement recevoir des avions gros-porteurs.
Affaire à suivre
Photo © US Air Force
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