Moscou dément catégoriquement les informations selon lesquelles une arme nucléaire se trouvait à bord de l’avion au moment de l’accident. Ce mardi 29 septembre 2026 un bombardier stratégique russe Tupolev Tu-95MS Bear-H a raté son décollage depuis la base aérienne d’Oukraïnka dans l’oblast de l’Amour. Selon les autorités locales il y aurait un survivant parmi les sept membres d’équipage de ce puissant quadrimoteur turbopropulsé. Les causes de l’accident sont encore floues, ce qui n’est pas rare dans ce pays.
C’est dans l’Extrême-Orient russe, à des milliers de kilomètres de Moscou, que l’accident s’est déroulé ce mardi soir. Il faisait déjà nuit dans cette région proche à la fois de la Chine et de la Mongolie quand le bombardier stratégique a décollé pour une mission opérationnelle.
Il faut savoir que les Tu-95MS Bear-H du célèbre 182 Tyazhelyy Bombardirovochnyy Aviatsionnyy Polk, autrement dit le 182ème régiment d’aviation de bombardement lourd, font partie de ceux qui frappent quotidiennement l’Ukraine. Et c’est justement la seule unité de la base aérienne d’Oukraïnka à voler sur ce vieux reliquat de la guerre froide.
L’avion incriminé dans l’accident est donc l’un d’entre eux. Pour une raison encore inconnu trois des quatre turbopropulseurs de l’avion se seraient arrêtés net lors de la phase de décollage. Le Tupolev Tu-95MS Bear-H se serait alors cambré avant de retomber lourdement au sol. Six des sept membres d’équipage ont été tués sur le coup tandis que le survivant aurait réussi à s’extraire de l’épave avant que celle-ci n’explose et ne cause un incendie généralisé. La succession remarquée d’explosions laisserait à supposer que le bombardier emportait bien ses missiles de croisière, confirmant une mission de combat contre l’Ukraine.
À ce stade il est impossible d’établir une cause à l’arrêt des trois turbopropulseurs Kuznetsov NK-12 de 15 000 chevaux chacun. Même si Moscou clame depuis le début qu’il s’agit d’un simple accident l’ombre des forces spéciales ukrainiennes plane sur le drame. Ont-elles réussi à abattre l’avion durant sa phase de décollage en bloquant les dits turbos ? Ce n’est pas impossible et c’est même une explication plus facile à appréhender qu’une panne ne touchant que trois des quatre moteurs et non les quatre.
Une chose est sûre ce n’est pas demain la veille qu’on connaîtra le fin mot autour de ce crash, la fédération de Russie n’étant pas connue pour sa transparence en matière de sécurité aérienne. Encore moins quand elle touche à un de ses avions militaires.
Photo © Royal Air Force
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