FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : HAL Prachand
Constructeur : Hindustan Aeronautics Limited
Désignation :
Nom / Surnom : Prachand
Code allié / OTAN :
Variante : LCH
Mise en service : 2022
Pays d'origine : Inde
Catégorie : Hélicoptères
Rôle et missions : Hélicoptère d'appui-protection, reconnaissance armée.

HISTOIRE

HAL Prachand :
La férocité indienne”

Bien qu’apparut à la fin de la première moitié du 20e siècle, au travers de son avion d’entraînement basique HT-2, c’est véritablement au cours du premier quart du 21e siècle que l’industriel HAL s’est fait un nom. Jusque là surtout connu comme avionneur il s’est peu à peu ouvert au marché des voilures tournantes, notamment grâce à des contrats d’assemblage sous licence de machines françaises, puis avec ses propres productions. Parmi celles-ci la plus impressionnante concerne un appareil d’attaque légère et de reconnaissance armée longtemps connu comme LCH et finalement baptisé Prachand.

C’est au début de l’année 2006 que l’Indian Army et l’Indian Air Force firent savoir à Hindustan Aircraft Limited qu’elles souhaitaient disposer au milieu de la décennie suivante d’un nouveau modèle d’hélicoptère de combat afin de remplacer les plus vieux des Mil Mi-24/Mi-25 Hind alors en dotation. Les connaissance du constructeur en la matière étaient alors quasi nulles, HAL n’ayant jamais produit et encore moins développé un hélicoptère aussi complexe. Le programme prévoit que le futur appareil puisse mener à la fois des missions de lutte antichar, d’attaque au sol, et de reconnaissance armée. Il prend la désignation de LCH, pour Light Combat Helicopter.

Afin d’augmenter leurs chances d’accoucher d’un hélicoptère viable les ingénieurs indiens décidèrent d’appuyer le programme LCH sur une machine existant déjà : le Dhruv développé en son temps avec l’aide d’Eurocopter. La poutre de queue de celui-ci fut d’ailleurs conservée à hauteur d’un plus de 80% sur le nouvel hélicoptère tandis qu’un poste de pilotage biplace en tandem et un train d’atterrissage tricycle à suspensions hydrauliques furent conçus pour le futur hélicoptère. Dans le même temps HAL s’associa au motoriste français Safran Helicopters Engine afin de produire localement la turbine Ardiden 1 sous la désignation de Shakti. C’est celle-ci qui fut sélectionnée pour propulser le LCH.
L’Indian Army et l’Indian Air Force acceptèrent de commander trois premières machines, sous la forme d’un démonstrateur technologie, d’un prototype, et d’un exemplaire de présérie. Ils furent désignés TD, pour Technical Demonstrator par l’avionneur.

C’est le 29 mars 2010 que le démonstrateur technologique TD-1 réalisa son premier vol, suivi en juin 2011 du TD-2. Les deux hélicoptères sont alors identiques, à quelques rares exceptions. Mais surtout dans la configuration des TD-1 et TD-2 le Light Combat Helicopter ne répond nullement aux attentes des militaires indiens.
Des améliorations aérodynamiques furent apportées au LCH en vue de l’assemblage du TD-3. Il vola en novembre 2014. Un mock-up fut construit dans la foulée sous la désignation de TD-4 afin de valider les emports d’armement et notamment le canon-mitrailleur Nexter THL-20 de calibre 20 millimètres lui aussi de facture française. Les premières présentations du TD-4 permirent de découvrir que le LCH serait doté de deux missiles air-air légers, sans que le modèle ne soit alors dévoilés.

Les retards pris par le développement du HAL LCH poussèrent l’Indian Air Force dans les bras de Boeing et de son AH-64E Guardian, la dernière évolution en date du fameux Apache. L’acquisition de cette machine faillit même remettre en cause le programme mais les dirigeants de l’avionneur surent convaincre les responsables politiques indiens.
Là où ils eurent un coup de génie c’est en présentant leur Light Combat Helicopter comme un complément efficace au Guardian pour des missions ne nécessitant pas un armement aussi lourd et onéreux.

Malheureusement pour lui le programme LCH a pris un retard considérable en raison de difficultés liées aux exigences administratives indiennes sur la certification. Un temps perdu mis cependant à profit pour glaner ça et là l’armement nécessaire à l’hélicoptère.
Finalement il ne put débuter sa carrière opérationnelle qu’à l’été 2022. C’est à dire sept ans après la date initiale prévue pour son entrée en service. Hindustan Aircraft Limited décida alors de le baptiser Prachand, la férocité en indien.

Extérieurement le HAL Prachand se présente sous la forme d’un hélicoptère biturbine construit principalement en métal et en alliages légers. Le pilote et l’officier systèmes d’armes prennent positions dans un étroit cockpit biplace en tandem blindé et dispose d’un vitrage important leur octroyant un bon champ visuel. Outre le canon THL-20 le Prachand emporte ses armes sur quatre points externes fixés deux par deux sur des moignons de voilure. On y retrouve des paniers à douze roquettes Thales à guidage laser de calibre 70 millimètres, des missiles antichars Nag de facture indienne à hauteur de quatre par points d’emport et jusqu’à huit maximum par hélicoptères, et enfin des missiles air-air MBDA Mistral à hauteur de deux par points d’emport à concurrence de maximum quatre missiles par appareils.

Le HAL Prachand est officiellement entré en service actif au 15 octobre 2022 au sein du N°143 Squadron de l’Indian Air Force. Cette unité fut spécialement mise sur pied en juin 2022 afin de recevoir les dix premiers hélicoptères de ce type, sur un total de soixante-quinze attendus par l’IAF. Le rôle premier de ces Prachand est la transformation opérationnelle des pilotes en vue de la généralisation de la machine dans les rangs indiens.
De son côté l’Indian Army a attendu le 1er janvier 2023 pour faire entrer ses cinq premiers exemplaires, sur un total de cent en attente. Là aussi ils doivent assurer l’entraînement avancé des futurs pilotes, armuriers, et mécanos.

Bien que considéré un temps un véritable hélicoptère de combat digne de ce nom le HAL Prachand ne matche en réalité pas dans la même catégorie que des appareils comme les Bell AH-1Z Viper et Boeing AH-64E Guardian américains, l’Eurocopter EC-665 Tigre européen, ou encore le Mil Mi-28 Havoc russe. Il s’agit bien plus d’une machine de reconnaissance armée et d’appui protection comme le Harbin WZ-19 chinois ou le Kawasaki OH-1 Ninja japonais.
Bien que taillé initialement pour les stricts besoins intérieurs le HAL Prachand est désormais proposé à l’export, principalement sur les marchés des pays émergent. Il peut affronter ainsi le Changhe WZ-10 chinois ou le TAI T129 Atak turc. Le Cambodge et le Sri Lanka sont les premiers pays dans le collimateur de HAL.

Aujourd’hui le HAL Prachand est un hélicoptère qui a tout à prouver un peu partout dans le monde, il a aussi à se faire un nom. En effet il est encore communément appelé HAL LCH, du nom de son programme de développement. On remarquera cependant qu’esthétiquement il n’est pas le plus soigné de tous les hélicoptères de combat.

 

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PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : HAL Prachand
Envergure : 13.20 m diamètre du rotor principal
Longueur : 15.80 m
Hauteur : 4.70 m
Motorisation : 2 turbines Safran Helicopters Engine Ardiden 1, produites sous licence HAL.
Puissance totale : 2 x 2000 ch.
Armement : Un canon de 20mm ainsi que des roquettes de 70mm en paniers, missiles antichars Nag, et missiles air-air Mistral à concurrence de 1750kg.
Charge utile :
Poids en charge : 5800 kg
Vitesse max. : 330 km/h VNE
Plafond pratique : 6500 m
Distance max. : 575 Km avec charge de combat à 950kg
Equipage : 2
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PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du HAL Prachand

PROFIL COULEUR

Profil couleur du HAL Prachand

VIDÉO

Vidéo de présentation du HAL Prachand.