La marine des Philippines achète deux hélicoptères européens Wildcat

La marine des Philippines achète deux hélicoptères européens Wildcat

Avec un peu plus de 104 millions d’euros c’est sûrement un contrat de taille modeste mais qui en dit long sur la situation géopolitique tendue dans la région. L’état-major de la Philippine Navy vient d’annoncer sa décision de commander deux hélicoptères embarqués de lutte anti-sous-marine AgustaWestland AW.159 Wildcat. C’est le deuxième marché d’exportation remporté par l’hélicoptère européen après celui de huit machines à destination de la Corée du sud.

Ces deux AW.159 Wildcat devront, à partir de fin 2017, devoir remplacer les MBB Bö-105CB utilisés par la Philippine Navy depuis la fin des années 1970 pour la lutte anti-sous-marine et dont le système d’arme n’est plus vraiment d’actualité. D’ailleurs sur les quatre machines allemandes d’origines seuls deux sont encore opérationnelles, les autres étant stockées et servant à la cannibalisation.

Il s’agit aussi pour les Philippins de marquer les esprits en achetant un des hélicoptères de lutte anti-sous-marine parmi les plus modernes au monde. Clairement l’objectif défini est la poursuite des submersibles chinois qui patrouillent les eaux internationales revendiquées par Pékin et limitrophes des eaux philippines.
À Manilles beaucoup s’inquiètent de cet expansionnisme chinois, et le gouvernement multiplie les accords de défense internationaux dans ce sens.

On n’en sait pas encore beaucoup sur les armements qu’emporteront ces deux Wildcat. Seront-ils exclusivement employés pour la guerre aux sous-marins ou pourront-ils comme bientôt ceux de la Royal Navy pouvoir mener des actions de lutte anti-navire et anti-piraterie au moyen de missiles air-surfaces et de paniers lance-roquettes ? La question est d’autant plus d’actualité que le pays souffre des nombreuses incursions de pirates indonésiens qui mettent en péril le trafic maritime autour des Philippines, un des plus importants au monde.

Quoiqu’il en soit le descendant du Lynx continue son petit bonhomme de chemin, se vendant plutôt pas si mal que ça sur un marché qu’on aurait pu croire pourtant verrouillé par Airbus Helicopters, NH Industries, et les hélicoptéristes américains.

Photo © UK Ministry of Defence.

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