La Marine Nationale déploie un de ses Falcon 50M au large de...

La Marine Nationale déploie un de ses Falcon 50M au large de Karpathos

La réaction officielle de la France ne s’est pas faite attendre après le drame qui a touché la compagnie Egyptair. Sur instructions de l’Élysée la Marine Nationale a fait prendre les airs à un de ses avions de reconnaissance Dassault Falcon 50M qui s’est rendu dans la zone où l’on estime que l’Airbus A320 s’est abîmé. L’avion est en effet spécialisé dans la recherche et le sauvetage en mer sur de longues distances.

C’est donc bien évidemment de la BAN de Lann-Bihoué (en Bretagne) que le Falcon 50M a rejoint l’île grecque de Karpathos. Le triréacteur de la Flottille 24F a donc pu être sur zone de patrouille moins de trois heures après son décollage.

L’équipage français devra travailler main dans la main avec les aviateurs et marins grecs mais aussi égyptiens présents dans la région. Il faut savoir que le secteur présumé de l’accident est vaste comme une fois et demi la Corse et se trouve à cheval entre les eaux territoriales et les espaces aériens de trois pays différents.
L’un des rôle de cet avion de reconnaissance méconnu du grand public sera la localisation des deux boites noires du vol MS804. Alors que ces lignes sont écrites on signale que l’avion français aurait déjà repéré des débris du biréacteur de ligne.

Ce Falcon 50M n’est pas une finalité en soi, la France pourrait déployer d’autres moyens aériens et navales dans la région. N’oublions pas que lors du drame du vol AF447 dans le Pacifique sud la Marine Nationale y avait envoyé un de ses puissants sous-marins nucléaires lanceurs d’engins afin de repérer les deux boites noires au fond de l’océan.

Photo © Wikimédia Commons

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Excellent article qui permet d’avoir un éclairage sur les moyens engagés. Pour le vol AF447, je suppose qu’il s’agit du Rio – Paris qui a décroché au-dessus de l’Atlantique sud. Quels peuvent être les moyens de récupération des boites noires à cette profondeur ?

    • L’une des hypothèses envisagées actuellement par la Présidence de la République est le recours à l’Ifremer (présente dans la région) et à ses submersibles d’études en grande profondeur qui pourraient parfaitement aller récupérer les boites noires au-delà de 3500 mètres de profondeur.
      Afin d’affiner leur recherche la marine égyptienne a dépêché sur zone un de ses sous-marins (diesels) d’attaque. Si la « traque » des boites noires traîne trop en longueur il n’est inenvisageable que la France y envoie le plus discrètement du monde un de ses SNA voire carrément un SNLE nettement plus perfectionnés dans la recherche sous-marine que le submersible égyptien.

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