Supermarine Sea Otter

Supermarine Sea Otter


Fiche descriptive

Appareil : Supermarine Sea Otter
Constructeur : Supermarine Aviation Works Ltd.
Désignation :
Nom / Surnom : Sea Otter
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1943
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Hydravions
Rôle et missions : Hydravion de reconnaissance et de sauvetage

Histoire

Supermarine Sea Otter :
l'hydravion de secours

Durant une partie des années 30, la firme britannique Supermarine fut l’un des principaux fournisseurs d’hydravions à coques de la Royal Air Force et de la Fleet Air Arm. C’est donc tout naturellement vers cette firme que l’Air Ministry se tourna en février 1938 quand il rechercha un appareil à même de remplir des missions de SAR côtière et de surveillance des zones de pêche autour de la Grande-Bretagne. Cette seconde mission avait pris une certaine importance depuis que des chalutiers gallois avaient été pris à partie en Mer d’Irlande par des bateaux irlandais. L’Air Ministry émit donc la Specification 7/38 relative à ce genre d’appareils. Supermarine s’inspira alors du Walrus un appareil antérieur et opérationnel dans la FAA. Le prototype fut rapidement prêt pour son premier vol qui eut lieu le 28 août 1938. Supermarine baptisa son nouvel hydravion Sea Otter.

Le Sea Otter était un hydravion à coque biplan dont l’unique moteur était installé dans une nacelle située immédiatement sous le plan supérieur. Sa construction était entièrement métallique et il disposait d’un train d’atterrissage tricycle rétractable permettant des opérations depuis une hydrobase en dur. Malgré sa relative modernité le Sea Otter se présenta comme un appareil extrêmement instable au décollage et limite critique à l’amerrissage. Les autorités britanniques ordonnèrent alors le renvoie de l’appareil en usine.

Les ingénieurs du constructeur se mirent alors à repenser en profondeur les systèmes hydrauliques et mécaniques de l’aéronef. Mais entre-temps le Royaume-Uni avait suivit la France dans la guerre contre l’Allemagne Nazie. L’Air Ministry pressa alors Supermarine de privilégier la construction de son nouvel avion, le chasseur Spitfire, plutôt que de travailler sur le Sea Otter. A la même époque la RAF, et dans une moindre mesure la FAA, s’était dotée des énormes Sunderland de patrouille maritime qui purent mener à bien bon nombre de missions SAR. Pour raison d’effort de guerre la construction du Sea Otter fut transféré à Saunders-Roe, Supermarine ne privilégiant plus que son fameux chasseur.

Le premier exemplaire du Sea Otter fut finalement déclaré opérationnel le 30 juillet 1943, soit près de cinq ans après le premier vol de son prototype, dans les unités du Coastal Command. Le Sea Otter fut le dernier biplan à être accepté au service opérationnel par la RAF. Le hasard voulu que la première mission de SAR réussie par un de ces appareils fut de secourir, dans les environs du Cap Lizard, un pilote de Spitfire Mk-IX du Squadron 611 de la RAF. Le pilote fut récupéré sain et sauf après avoir barboté tranquillement dans une eau à 10°C pendant trente minutes. Au total, ce sont 240 Sea Otter qui ont servit durant la guerre au sein de la RAF. Ces appareils ont effectué plus de 3 400 missions réussis de SAR, tant sur des équipages d’avions que de navire.

Lors des opérations aériennes du 6 juin 1944 une dizaine de Sea Otter fut affectée à l’appui des opérations. Un d’entre eux fut d’ailleurs abattu par un Focke-Wulf Fw-190 de la Luftwaffe. Lors des opérations de la RAF en Birmanie entre octobre 1944 et avril 1945 douze Sea Otter remplirent des missions de reconnaissance à vue et même des opérations de « bombardement », larguant des bombes de 45 kg par la cabine de l’appareil. Le résultat de ces opérations fut si mitigé que l’Air Ministry n’envisagea aucune transformation.

La Fleet Air Arm quant à elle ne reçu ses premiers Sea Otter qu’en novembre 1944, lesquels allèrent directement au Squadron 170. Six de ces machines furent affectées à bord du porte-avion d’escorte HMS-Khedive. Ces appareils effectuèrent tout leur temps de guerre dans le Pacifique et l’Océan Indien.

Après-guerre, le Sea Otter servit au sein de la RAF jusqu’en 1954 pour des missions de SAR, de liaison, d’entrainement, et de calibration radar. Le dernier Sea Otter fut livré en 1946. Dans les unités de la FAA le Sea Otter fut utilisés en opération comme appareil SAR à bord de six porte-avions dont le HMS-Triumph et le HMS-Theseus. Le Sea Otter fut finalement retiré du service dans la Fleet Air Arm en 1952 et remplacé par des hélicoptères Westland Dragonfly.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le seul utilisateur étranger du Sea Otter fut la Royal Australian Navy (RAN) qui utilisa quatorze de ces hydravions dont trois étaient détachés à bord du porte-avion HMAS-Sidney. Les Sea Otter australiens participèrent en 1950 au déploiement en soutien à la couronne, Commonwealth oblige, en Malaisie. Quand les Sea Otter furent mis à la retraite par la RAN en 1954, trois de ces appareils figuraient encore en Asie. Ils furent ferraillés sur place.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Supermarine Sea Otter
Envergure : 14.02 m
Longueur : 12.01 m
Hauteur : 4.93 m
Motorisation : 1 moteur en étoile Bristol Mercury XXX
Puissance totale : 1 x 855 ch.
Armement : 1 mitrailleuse de 7.7mm en dorsale
Charge utile : trois blessés ou cinq passagers
Poids en charge : 4550 kg
Vitesse max. : 240 km/h
Plafond pratique : 4900 m
Distance max. : 1150 Km (autonomie: 6 heures 30 mn)
Equipage : 3
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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.