Les combats aériens de la Guerre des Malouines

Les combats aériens de la Guerre des Malouines

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La guerre des Malouines reste dans l’inconscient britannique comme une cicatrice mal soignée. Même si techniquement ses troupes ont gagné le conflit le Royaume Uni ne s’est jamais vraiment remis de l’affront d’avoir vu une partie de son territoire occupé par une force armée d’un pays alors dit émergent, l’Argentine. Cette guerre a pourtant été le théâtre d’une intense, et rétrospectivement passionnante, activité aérienne. Voilà pourquoi un petit retour en arrière s’impose.

Contexte

Pour commencer, il tient de signaler que le territoire malouins est loin. De tout, ou presque. C’est très loin de l’Angleterre, plus de 13 000 kilomètres, pas si proche que ça de l’Argentine distante d’environ 1 200 kilomètres, et finalement ce n’est pas si grand. Le territoire de l’archipel excède à peine les 12 000 km² soit plus ou moins la taille de l’Île-de-France, Paris comprise. Niveau densité d’habitants c’est très différent, la population malouine n’excédant pas les 3 200 habitants. Il faut enfin souligner que l’archipel compte 776 îles et îlots qui à eux tous se trouvent répartis sur cette superficie.
La ville principale, Port Stanley, dispose d’un aéroport régional qui tient également lieu de base aérienne pour la Royal Air Force sous le nom de RAF-Mount Pleasant.

Maintenant que nous avons planté le décor, remettons nous dans l’ambiance de ce début des années 1980. A la tête du Royaume-Uni se trouvait un dame charmante, qui s’y trouve encore d’ailleurs à l’heure où ces lignes sont écrites, la reine Elizabeth II. Juste en dessous d’elle une autre femme, beaucoup moins charmante pour le coup et pas particulièrement aimé dans le monde à ce moment là Margaret Thatcher son premier ministre. Elle est affectueusement surnommée Miss Maguy (merci Renaud) de ce côté ci de la Manche. En Argentine c’est alors assez différent. Le pays est une dictature militaire, avec à sa tête le général Leopoldo Galtieri, profondément nationaliste et aux sympathies envers les anciens dignitaires nazis réfugiés dans le pays bien connues. C’est Galtieri lui même dit-on qui aurait d’ailleurs eu l’idée d’envahir les Malouines. Grand mal lui en a fait.

Invasion

Tout commença le 26 mars 1982, quand les forces argentines annexèrent l’île britannique de Géorgie du sud, un tout petit territoire à mi-chemin entre la côte est argentine et les Malouines. Lors de sa prise les troupes argentines se heurtent à un détachement du Royal Marines. La marine argentine abat à cette occasion son premier aéronef britannique, un hélicoptère Westland Puma HC Mk-1 de la RAF. La réaction britannique ne se fait pas attendre, une condamnation diplomatique en règles.

Quatre jours plus tard, le 1er avril au soir la task force argentine Rosario composée d’une dizaine de navires de guerre débarque une centaine de commandos à l’aide notamment d’hélicoptères Agusta-Sikorsky AS-61D à Port-Stanley. Ce sont là les premiers aéronefs militaires qui survoleront les Malouines.
Le 2 avril au matin près 500 soldats argentins ont pris pieds sur l’archipel, le lendemain les forces britanniques capitulent. C’est la première fois au XXème siècle que l’armée britannique est officiellement vaincue.

Le Douglas A-4 Skyhawk, un des principaux avions engagés aux Malouines par les Argentins.
Le Douglas A-4 Skyhawk, un des principaux avions d’armes engagés aux Malouines par les Argentins.

À Londres la réaction est rapide et simple. Tandis que la voie diplomatique est privilégiée, la Royal Navy et la RAF mettent en place un début de déploiement. Tous les navires de guerre britanniques croisant en Atlantique convergent vers la Géorgie du sud et les Malouines.

Dans le même temps l’armée argentine fait embarquer à bord de deux de ses Lockheed C-130B le contingent de Royal Marines des Malouines et celui de Géorgie du sud vers le territoire neutre de l’Uruguay. De là ces soldats sont ensuite rapatriés vers Londres. Les informations qu’ils donneront seront précieuses aux militaires britanniques chargés de la riposte.

En session extraordinaire du conseil permanent de sécurité de l’ONU Margaret Thatcher fait état de son droit de réaction militaire en vertu de l’article 51 de la charte. Américains et Français votent en conséquence, Chinois et Soviétiques s’abstiennent. C’est un camouflet pour Galtieri qui comptait sur un soutien franc de Paris et de Washington. Les Britanniques ont désormais les mains libres pour reconquérir leur territoire. D’autant qu’à la demande des Américains l’ONU vote le 3 avril 1982 la résolution n°502 exigeant le retrait des forces argentines des Malouines.

Un véritable micmac diplomatique se met en place entre Londres, Paris, et Washington pour faciliter la réaction britannique. Pendant ce temps là les forces argentines s’installent dans une guerre d’occupations aux Malouines. Des avions d’appui rapproché Beechcraft T-34C et FMA IA-58 Pucarà sont dépêchés sur zone ainsi que des hélicoptères de soutien et d’assaut Alouette III et UH-1H.
Désormais ce sont une quarantaines d’aéronefs armés que l’Argentine possède dans l’archipel. Elle peut compter aussi sur les deux Westland Wessex HU Mk-3 saisi aux Royal Marines.
Une poignée de jets d’entraînement Aermacchi MB-339 armés chacun de deux missiles AIM-9 Sidewinder y jouent le rôle d’intercepteur. L’Argentine se croit alors hors de portée de la RAF.

La riposte

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1982 un groupe de trois Avro Vulcan décollent du terrain d’aviation de Wideawake sur l’île d’Ascencion, un autre territoire britannique en Atlantique sud. Chacun est chargé de vingt-et-une bombes lisses de 454 kg. Ils vont parcourir les 6800 kilomètres les séparant des Malouines pour bombarder les installations militaires argentines sur l’aéroport de Port-Stanley. L’un de ces Vulcan transportent en outre deux missiles antiradar Shrike de conception américaine.
Des avions ravitailleurs Vickers VC-10 sont bien entendus mis à contributions.
Les trois bombardiers réalisent leur mission au matin du 1er mai sans être nullement inquiétés par les MB-339 qui n’ont pas eu le temps de prendre les airs. Ils retournent finalement sur l’île d’Ascencion comme ils étaient venus. Il s’agit là du premier volet des raids Black Buck. Six autres suivront jusqu’au 12 juin 1982 inclus. Ils feront un peu plus entrer le Vulcan dans la légende aéronautique.

Le 2 mai 1982 le groupe aéronavale argentin, articulé autours du porte-avions Veinticinco de Mayo, prend la mer au large des Malouines. Ses chasseurs Dassault Super Étendard et ses avions d’attaque Douglas A-4Q représentent une menace plus que crédible pour la flotte britannique. Pourtant c’est cette dernière qui va lui porter un coup fatal en coulant un de ses principaux navires de guerre, le croiseur Belgrano. Celui-ci a été torpillé par le sous-marin d’attaque britannique HMS-Conqueror. Un total de 323 membres d’équipage, dont deux ingénieurs civils, meurent ce jour là. L’Alouette III qui se trouvait à bord avec des charges de profondeurs n’a pas eu le temps de décoller. Suite à cette action de guerre le groupe aéronavale argentin prend le large et part se réfugier dans un port argentin. Il ne participera plus jamais au conflit. Certains de ses avions sont immédiatement détachés à Port-Stanley.

Deux Super Etendard argentins qui filent au ras des flots, une image typique des Malouines.
Deux Super Etendard argentins qui filent au ras des flots, une image typique des Malouines.

La réaction argentine ne se fait pas attendre. Le 4 mai un avion de patrouille maritime Lockheed P-2H de la marine argentine qui couvre alors des missions de recherche de survivants du Belgrano repère par hasard un groupe de navires britanniques.
Deux Super Étendard décollent à 9h30 du matin de Port Stanley, assistés d’un ravitailleur Lockheed KC-130B. Les pilotes de chasse argentin identifient clairement deux navires ennemis, l’un de grande taille, l’autre d’une dimension plus commune. Il s’agit respectivement du porte-avions HMS Hermes et du croiseur lance-missiles HMS Sheffield. Les pilotes décident d’acquérir les deux cibles. Chacun de leurs avions emporte en effet un missile air-mer AM-39 Exocet.
Le missile tiré contre le HMS Hermes rate sa cible, mais il n’en est pas autant du second. Le HMS Sheffield est frappé quelques centimètres au-dessus de la ligne de flottaison. Une explosion retentit, ainsi qu’un violent incendie. Trente marins britannique périssent, et au bout de six jours d’un sauvetage périlleux le navire coule. Il s’agit du premier bâtiment de surface perdu par les Britanniques en opération depuis 1945.

Le choc est considérable en Angleterre, mais en Argentine les deux pilotes sont hissés au rang de héros nationaux. Les relations diplomatiques entre Londres et Paris sont au plus mal. Le HMS-Sheffield a été coulé par un missile tiré depuis un avion, tous deux de fabrication française. François Mitterrand, alors Président de la République, demande à la DGSE de fournir au plus vite les éléments techniques concernant l’Exocet et le Super Étendard. Pour les Britanniques la situation est gravissime, la RAF et la Royal Navy doivent vite déployer sur zone des chasseurs dignes de ce nom. C’est alors l’avènement des Sea Harrier.

Le Dagger, ce Mirage III israélien sous-employé par les Argentins.
Le Dagger, ce Mirage III israélien sous-employé par les Argentins.

Le 7 mai 1982 Margaret Thatcher déclare publiquement que tout aéronef civil ou militaire argentin surpris au-dessus des Malouines ou de ses eaux territoriales sera considéré comme hostile. Clairement il s’agit là d’un pas de plus vers une guerre totale.

Le 12 mai 1982 un groupe aéronavale mixte civil et militaire quitte le sud de l’Angleterre avec 10 000 soldats britanniques à bord. Ce même jour en Atlantique sud quatre chasseurs bombardiers Douglas A-4Q argentins sont abattus par les Sea Harrier britanniques.
Trois jours plus tard le 15 mai un raid héliporté de commandos britanniques du SAS (le célèbre Special Air Service), les forces spéciales britanniques, détruit à Port Stanley onze avions et hélicoptères argentins parmi lesquels trois Pucarà. Aucun soldat britannique n’est blessé. Cinq jours plus tard les même SAS tentent de rééditer leur exploit, mais leur hélicoptère, un Sea King HC Mk-1 s’écrase. Trois militaires britanniques sont légèrement blessés.

Le 21 mai 1982 alors que la Royal Navy a lancé un raid naval contre des positions argentines aux Malouines, permettant le débarquement des Royal Marines et de l’armée à Port San Carlos à une centaine de kilomètre au nord de Port-Stanley, la frégate britannique HMS-Ardent est attaquée par plusieurs avions ennemis différents. Des A-4Q, des Pucarà mais aussi deux Canberra B Mk-62 et trois Dagger de fabrication israélienne bombardent le navire de Sa Majesté. Le lendemain il coule. Son hélicoptère embarqué, un Westland Wasp, réussit à faire plusieurs allers-retours, pour évacuer des membres d’équipages blessés. Vingt-deux marins britanniques meurent dans l’attaque de leur bâtiment.

Deux jours plus tard les Britanniques annoncent publiquement avoir libéré la moitié nord de l’archipel. Au total 5000 soldats de Sa Majesté se trouvent alors aux Malouines. Pour l’anecdote un des hélicoptère Gazelle des Royal Marines engagé dans des missions de reconnaissance armée arbore comme insigne la Croix de Lorraine, rappelant ainsi les opérations qui ont permis moins de quarante ans auparavant de libérer la France occupée du joug nazi.

Le 25 mai 1982 le navire commercial britannique SS-Atlantic Convoyer transportant du matériel pour l’effort de guerre est attaqué par l’aviation argentine. Deux Super Étendard, armé là encore chacun d’un missile Exocet, attaquent le cargo. Visiblement l’aviation argentine était bien renseignée, car le navire est lourdement chargé : cinq hélicoptères de transport lourd Chinook HC Mk-1, et six d’assaut Wessex HU Mk-5 se trouvaient à bord, ainsi qu’une quantité importante d’armes dont des missiles antichars et des roquettes. Les deux missiles ont été tiré, et chacun a touché le cargo.
Le SS-Atlantic Convoyer a coulé, l’attaque a également tué douze marins. L’un des hélicoptères a néanmoins eu le temps de s’échapper, l’équipage qui se trouvait à bord le faisant décoller.
Cette lourde perte en hélicoptère de transport va avoir des conséquences inattendues sur l’avenir de la reconquête des Malouines, les fantassins britanniques étant obligés de marcher.

L'Atlantic Convoyer, quelques jours seulement avant sa rencontre avec l'aviation argentine.
L’Atlantic Convoyer, quelques jours seulement avant sa rencontre avec l’aviation argentine.

Ce même jour l’aviation argentine fit une autre victime sur les mers, et de taille. Le HMS Coventry, un destroyer de la Royal Navy, a été attaqué par des Skyhawk armés de bombes lisses. Après un âpre combat l’hélicoptère du bord, un Lynx HAS Mk-2 a été touché et a explosé. Un incendie en a résulté. Le bâtiment a coulé, entraînant dans la mort 19 marins. Lors de cette attaque un des Douglas A-4 argentin a été descendu par la DCA britannique.
Pour la petite histoire le HMS Coventry s’était déjà adjugé trois aéronefs argentins durant le conflit : deux Skyhawk et un Puma.

Ces deux pertes successives renforcèrent la détermination britannique. Deux jours plus tard les forces britanniques lancent une offensive terrestre contre les positions argentines de Goose Green et Darwin. Alors que l’armée argentine compte trois fois plus d’hommes, les soldats britanniques prennent vite l’ascendant sur leurs ennemis. Acculés ils demandent un appui aérien qui prendra une forme surprenante. Quatre Beechcraft T-34C Mentor décollent de Port Stanley appuyés par des Dagger de défense aérienne. Les Mentor emportent sous les ailes des bidons de napalm. C’est là la première, et unique, utilisation de cette arme terrible durant le conflit. Le manque de précision de ce bombardement est tel qu’il tue une quarantaine de fantassins argentins, brûlés vifs par leur propre aviation. Deux des Mentor et un Dagger sont abattus par des Sea Harrier de la Fleet Air Arm.
La condamnation internationale est immédiate. Ironiquement elle est conduite par les Américains, eux même qui moins de dix ans auparavant utilisaient des substitues de napalm au Vietnam.

Le 1er juin 1982 les opérations de reprise de Port-Stanley commencent. Près de 5000 soldats britanniques y participent. Ils sont appuyés par des hélicoptères Gazelle, Lynx, et Wessex. Les forces de Sa Majesté ne sont plus qu’à vingt kilomètres de leur cible. Mais ils y sont à pieds, ils payent encore la perte des hélicoptères qui se trouvaient à bord de l’Atlantic Convoyer.
Le 5 juin, à dix kilomètres de Port-Stanley un hélicoptère Gazelle des Royal Marines est abattu par un missile sol-air. Il semblerait en fait qu’il s’agisse d’un tir fratricide, dû à un commando des SAS qui l’aurait confondu avec une Alouette III. Il faut dire que de loin les deux hélicos se ressemblent.
Trois jours plus tard les HMS Sir Galahad et HMS Sir Tristram sont attaqués par des Skyhawk argentins. Les deux bâtiments de débarquement de la Royal Navy sont sérieusement endommagés, mais surtout l’attaque coûte la vie à 48 marins et fantassins, dont plusieurs membres de la Garde Galloise, une unité de prestige habituellement stationné en Grande Bretagne. Un autre bâtiment de débarquement, le HMS Fearless est également attaqué alors qu’il réalise une manœuvre au profit d’une de ses barges. Celle ci est coulée par une salve de roquettes tirée par un Pucarà. Six marins britanniques et trois soldats du génie meurent. Le Pucarà est néanmoins abattu tout comme trois Douglas A-4Q. Les Sea Harrier ont encore fait le job.

Le Harrier GR3 de la RAF a été totalement éclipsé par le Sea Harrier.
Le Harrier GR3 de la RAF a été totalement éclipsé par le Sea Harrier.

Le 11 juin 1982 l’assaut final est lancé. Des commandos SAS appuyés par les Gazelle et Lynx attaquent l’aéroport et certaines positions militaires entourant Port-Stanley. Les combats durent toute la journée. La Royal Navy apporte un appui d’artillerie au moyen de ses navires de guerre. L’un d’entre eux, le destroyer HMS Glamorgan est par ailleurs la cible d’un tir de missile Exocet. Le missile explose à la proue du navire qui ne coule pas. Néanmoins treize membres d’équipage périssent dans l’attaque. On a d’abord cru qu’il s’agissait là encore d’un coup au but d’un Super Étendard avant de se rendre compte que le missile avait été tiré depuis la terre ferme. Le système d’arme de l’AM-39 Exocet ayant été bidouillé par des ingénieurs argentins pour permettre son tir depuis une plateforme de fortune.

Le 12 juin le dernier bombardement Black Buck réduit à néant les installations radars argentines. Les Vulcan ont détruit par la même occasion deux hélicoptères Bell 47 argentins qui n’ont pas eu le temps de décoller. Dans le même temps les SAS s’octroient plusieurs points névralgiques.

Un Beechcraft T-34C argentin après le passage des commandos SAS.
Un Beechcraft T-34C argentin après le passage des commandos SAS.

Deux jours plus tard le 14 juin 1982 le général Mario Menendez, commandant les forces argentines aux Malouines capitule. La guerre est finie. Le 20 juin 1982 Margaret Thatcher annonce officiellement la fin de toutes hostilités avec l’Argentine.

Bilan et conséquences

Au total la guerre des Malouines aura duré 72 jours. Elle aura surtout coûté la vie à 907 personnes : 647 militaires argentins, 255 militaires britanniques, trois civils britanniques, et deux civils argentins. Sans compter les 2432 blessés officiellement décomptés dans les deux camps, dont de nombreux grièvement brûlés.
L’Argentine aura perdu 98 aéronefs militaires, et le Royaume Uni 35. Côté naval ce sont neuf bâtiments argentins et sept britanniques qui ont été coulé.

On sait aujourd’hui que si ni la France ni les États-Unis n’ont participé directement à ce conflit, ils ont contribué à leur manière. En renseignant d’abord, la France ayant fourni nombres de plans, fiches techniques, et codes d’activations d’armes et matériels vendus aux Argentins. Mais aussi en livrant des armes, les Américains ont apporté une aide substantielle en matériels pour les SAS, la Royal Air Force, et la Fleet Air Arm. Il semblerait même que la France ai prêté sa Base Aérienne 160 de Dakar pour prépositionner les ravitailleurs en vol Victor K Mk-2 de la RAF.

Politiquement les conséquences furent plutôt positives en Argentine. La honte née de la défaite aux Malouines, conjuguée avec le fait que le pays se retrouvait au ban des nations a conduit à la chute de la dictature de Galtieri. En 1983 l’arrivée de Raùl Alfonsin, puis six ans plus tard de son successeur Carlos Menem, ramène le pays dans le concert des nations. Les révélations sur les exactions de la junte militaire sont effroyables. L’armée argentine est montrée du doigt non seulement pour les Malouines mais surtout pour les 10 000 morts civils argentins disparus pendant la dictature.

En mars 2013 les habitants des Malouines ont voté par referendum à 98,8% pour demeurer citoyens britanniques à part entière. C’est ce qu’on appelle un score stalinien. La base de RAF Mount Pleasant est toujours active de nos jours, elle accueille trois unités volants sur des appareils aussi différents que des hélicoptères de sauvetage Sea King HAR Mk-3, des avions de transport Lockheed Hercules C Mk-1, et des chasseurs multirôles Eurofighter Typhoon FGR Mk-4. De quoi voir venir si qui que ce soit avait encore des velléités d’invasion de cette île.

 

 

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