Profitant à la fois de la gratuité des transports en commun tout ce weekend en région parisienne (pour cause de pics de pollutions) et d’un soleil resplendissant depuis quelques jours, je me suis dit qu’il était temps de remettre les pieds au Musée de l’Air et de l’Espace. Disons le clairement je ne m’attendais pas à la moindre surprise de la part du musée francilien, mais bon c’était un chouette moyen de revenir à mes premières amoures, l’aviation ancienne. Comme à mon habitude c’est dans l’ordre chronologique que j’ai commencé ma visite. Direction donc la Grande Galerie, toujours aussi belle, mais toujours aussi fouillis.

Après y avoir passé une bonne demi-heure j’ai eu envie de voir le soleil, et donc direction le tarmac. Première surprise les équipes du musée avaient ressorti le superbe Mikoyan-Gurevitch MiG-21 dès la porte passée. Un appareil encore plus beau par ce temps car sa livrée tchécoslovaque métallique brille au soleil. Après lui rien de très original, le Boeing 747 aux couleurs d’Air France et le Dassault Mercure à celles d’Air Inter, deux avions impressionnants mais plus vraiment surprenants. Par contre chose surprenante le Douglas DC-8 Sarigue, cet avion de reconnaissance stratégique avait quitté les réserves et rejoint l’exposition. Malgré une saleté repoussante le vieux guerrier avait encore une belle allure.

Et là à côté de lui, le Transall C-160R. Ce R-18 plus que jamais joyau de la couronne du tarmac. Fort de ses couleurs ravivées, de sa livrée « années 70 » et une fois encore du soleil. Y a pas à dire cet avion me fait toujours un petit quelque chose. C’est là que j’ai vu les trois alcôves. On aurait pu se croire sur une base aérienne. Trois tentures blanches, contenant chacune un avion protégé du soleil. Tiens la muséographie est passée par là. Et franchement disons le sans détour : ça pète bien.

De la gauche vers la droite c’est d’abord le Rafale A, le démonstrateur technologique de l’actuel avion de combat vedette de l’Armée de l’Air et de la Marine Nationale qui attend les visiteurs. Dans sa livrée blanche, avec maquettes de missiles air-air en bouts d’ailes.

Puis on tourne la tête vers la deuxième machine, un Embraer Emb-312F, autrement dit le Tucano. Retiré du service en 2009 l’avion d’entraînement n’a pas mis longtemps pour trouver la route du Bourget. Et c’est dans superbe une livrée unie grise que les visiteurs le découvrent. Près de moi des écoliers en sortie demandent à leur instituteur s’il s’agit d’un avion de la guerre de 39/45. Grosse hésitation de l’enseignant… heureusement une plaque explicative vient à son secours. Dans mon coin je souris. Un biplace en tandem à aile basse, une hélice, et tout de suite les gamins repensent à la Seconde Guerre mondiale.
Le jouxtant, un vénérable guerrier le SEPECAT Jaguar A. La version monoplace d’attaque de l’avion franco-anglais semble lui aussi monter la garde sur ce tarmac. Y a pas à dire les gens du musée ont fait un beau boulot. On peut vraiment tourner autour des avions.

Un peu plus loin le Super Mirage 4000 trône auprès des deux traditionnelles maquettes de fusées Ariane I et Ariane V. Alors que les deux avions de patrouille maritime Atlantic et P2V Neptune tiennent bien leur place. En se baladant sur le tarmac, entre les halls on découvre un Jaguar E, version biplace d’entraînement et de transformation opérationnelle du vieux guerrier et surtout un magnifique Dassault SEM. Étrange de voir là cet avion de combat qui opère encore de nos jours à bord du Charles-de-Gaulle. Un peu plus loin ce sont quelques chasseurs étranger, un MiG-23 Flogger, un Draken, et un Viggen qui patientent aussi sous le soleil. Et auprès d’eux toujours aussi beau et apaisant, le Canadair CL-215. Le vieux bombardier d’eau ne semble pas accuser le poids des ans.

Tout ça pour vous faire remarquer que le tarmac du Musée de l’Air et de l’Espace les années pairs c’est super bien. Bon les années impairs c’est différents, mais c’est pas de la faute des personnels du musée. Plutôt de celle du GIFAS…

Photos (c) Arnaud Lambert.

9 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    J’aurai une petite question: quel est l’avion de dos sur la photo du MiG-23 svp? Je n’ai pas réussi à le reconnaitre sous cet angle…

    Merci d’avance….

      • J’ai confondu. Le F-111 fut le F-35 de l’époque, un avion commun à l’Air Force et à la Navy, un avion maudit. Le F-105 est un avion chargé d’histoire, le héros de Thud Ridge, Les crètes de la mort de Jack Broughton. L’exemplaire du musée fut échangé avec un P-38, contre le Packard-Lepère. Le lightning a brulé avec un hangar. Avec lui, le seul Amiot 370, Bleinheim, B-26..

  2. Je ne suis jamais allé au musée aérien. Donc je trouve que tous ces avions sont impressionnants. D’autant plus que je n’ai jamais encore approché un avion de près. Il n’y a pas le premier engin volant fabriqué par un français? J’aurais bien aimé le voir. Peut-être que je passerai là-bas pour voir, si je trouve le temps.

    • Alors la machine volante de Clément Ader n’est pas au Musée de l’Air et de l’Espace mais au Conservatoire Nationale des Arts et Métiers à Paris. Par contre vous y trouverez tout un tas de machines volantes datant de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, en gros jusqu’à 1914, dans la Grande Galerie. Ces engins sont passionnants.

    • Le Traïan Vuia de 1906, au musée, est le premier avion a s’être élevé du sol à 1 m de hauteur par ses propres moyens. Les Wright ont utilisé une catapulte. Six mois avant le vol de Santos Dumont.

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