Cent ans, quel bel âge ! C’est ce que peuvent se dire les personnels qui travaillent au Bourget. En effet, cela fait un siècle que l’aviation est venue poser ses trains d’atterrissages sur le terrain francilien situé dans le nord de Paris. Un siècle d’activité, et depuis 1977 tournée vers l’aviation d’affaires, c’est suffisamment rare pour être célébrer en comme il se doit. Alors si les bougies du gâteau n’ont pas forcément été soufflées, force est de constater que l’anniversaire a été bien arrosé. Et pas avec du champagne, non. Tout à l’eau. Et en quantité.

Car la pluie s’est invitée à la fête, ce dimanche 13 juillet 2014 dans le ciel de la Seine-Saint-Denis. Que d’eau ! Que d’eau ! Comme aurait dit ce cher maréchal Mac-Mahon. Pour ça, les courageux passionnés et les quelques curieux en ont été servi. Et ça ne les a pas décourager, loin de là. Alors certes il n’y avait pas la foule des grands jours, cependant le meeting n’est pas tombé à l’eau (oui je sais elle était facile) lui. Et le plateau était à la hauteur de l’évènement. En statique, un peu plus qu’en démonstration, le plafond particulièrement bas a obligé les organisateurs à revoir leur copie en profondeur. Néanmoins quel bonheur que de voir toutes ces machines.

C’est ainsi que pèle-mêle vous trouviez de l’avion de combat récent comme le Rafale, de l’avion de combat plus ancien comme le A-1 Skyraider, voire d’un âge carrément canonique tel le SE-5A ; de l’avion de ligne comme les deux Douglas DC-3, le Lockheed Electra, ou encore un Beechcraft 18 demeuré bâché toute la journée ; de l’avion d’affaire comme le monoplan Stinson ou l’ultramoderne triréacteur Dassault Falcon 7X. Et puis des avions de légende comme le Storch, l’Alizée, le Mustang, le Morane Saulnier type H, le CM-170, le Blériot XI, le Mosquito (en fait une réplique à échelle réduite), le Hurricane, le Yak-11, le Paris, le Transall, le Travel Air, le MS 230, l’Alcyon, l’A380, le Cub, et j’en oublie forcément.

Et puis bien entendu la Patrouille de France, grande vedette, toujours aussi applaudie avec ses Alpha Jet tricolores. Il faut dire qu’ils nous ont régalé. Il faut noter que la pluie a cessé pour eux, et a repris à peine quelques minutes après leur retour sur le planché des vaches. Toutatis, à n’en pas douter, veillait sur eux.

Alors certes les paquets d’eau que nous prenions pu nous décourager, mais heureusement le musée avait eu la bonne idée d’ouvrir ses portes, et d’accueillir nos carcasses mouillées. Et ce avec la légendaire gentillesse des bénévoles qui s’occupent de ses collections. Un coup de chapeau aussi à la réactivité des équipes de l’Aéro Club de France. Qu’ils en soient tous et toutes remerciés.

Photos © Avions Légendaires via Arnaud Lambert.

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