C’est donc fait ! L’Airbus A350-1000 a pris son envol ce jeudi 24 novembre au matin. Ce premier vol marque le début de la campagne d’essais et de certification qui devrait se boucler à la fin de l’année 2017.

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L’équipage de ce premier vol

C’est exactement à 10:42, au bout de la « 32L » que le MSN 059 a effectué sa rotation dans le ciel toulousain. Propulsé par ses turboréacteurs TRENT XWB97 conçus par l’anglais Rolls Royce, le biréacteur fut piloté par les pilotes d’essais Hugues Van Der Stichel et Frank Chapman et épaulés par le mécanicien navigant d’essais Gérard Maisonneuve. Un total de six personnes étaient présentes à bord puisque le directeur des essais en vol, Patrick Du Ché, le directeur des essais de développement A350, Emanuele Costanzo et l’ingénieur navigant d’essai Stéphane Vaux furent en charge de la surveillance des paramètres avion.

Une première phase de vol à 15000 pieds avec une configuration des volets en position 3 a permis la vérification de la pressurisation de l’appareil. Des phases d’accélération et de décélération, toujours dans cette même configuration (Vitesse min : 145 nos et max : 206nds en volets 3) ont quant à elles signalé aucune vibration comme prévu. Suite à cela, une montée à 25 000 pieds pour accélérer à vitesse maximale s’est déroulée, volets rétractés. Ce vol initial s’est conclu par une descente à 10 000/15 000 pieds pour d’autres essais à basse vitesse et par les préparatifs d’atterrissage.

Au cours de cette campagne d’essais, le constructeur Airbus prévoit trois avions : le MSN059 utilisé pour débuter celle-ci, le MSN071, tous deux embarquant les équipements pour les essais conséquents . Le MSN065 aura quant à lui une cabine de passagers complète. Cette campagne se déroulera sur une période de moins d’un an selon l’avionneur. Une période beaucoup plus courte que pour le petit frère A350-900 (campagne d’essais en 2014). La phase d’essais se bouclera par la mise en service de l’appareil, courant deuxième semestre 2017.

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L’A350-1000 viendra compléter la famille 350, composée de l’A350-900, 900ULR et 800. Avec 40 passagers supplémentaires, une voilure re-dessinée et de nouveaux trains, le dernier né embarque avec lui des avantages offerts par l’A350-900 en termes de consommation et confort, notamment avec la nouvelle cabine « Airspace ». Il en fait de lui un redoutable concurrent sur la scène du long courrier puisqu’il efface la suprématie du triple sept américain de chez Boeing, avec une masse inférieure de 40 tonnes, et un coup d’exploitation au siège de 23% en moins.

Les propos de Fabrice Brégier, PDG d’Airbus peuvent en témoigner : « Nous avons vu aujourd’hui pour la première fois l’A350-1000 en action. Cet avion est le plus moderne et le plus performant de sa catégorie. Il viendra bientôt compléter la famille A350 XWB, qui connaît un vif succès. J’adresse mes félicitations et mes remerciements à toutes les équipes qui ont contribué à la réalisation de ce premier vol […] Le vol d’aujourd’hui marque un point de repère pour l’A350 et pour l’industrie aéronautique entière. »

Photos © Airbus Group

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6 COMMENTAIRES

  1. l’ A 350-1000 à une ligne très pure!!!! avec 40 passagers ce qui est très correct sur le point de vue humain!!!
    certains constructeurs vont de poser des questions . un redoutable concurrent !!!!!!

  2. Ouais, bonjour la rentabilité. Chacun doit avoir au moins 1 jacuzzi avec lit king size. Le pied quoi. Y’a peut-être même un court de tennis.

    Bon vol au 40 heureux passagers.

  3. Pour réduire les coups d’exploitation au siège de 23% avec seulement 40 passagers, il doit être en papier et carburer à la vodka !
    😉

    Je suppose qu’il fallait lire 400…

  4. Malgré les beaux discours de Brégier cet avion marque bien le retard, non pas technologique, mais commercial d’Airbus sur Boeing. L’A350-1000 va permettre à l’avionneur toulousain de courir derrière les futurs 777-8 et -9 mais avec cependant une marge bien mince : les compagnies qui volent actuellement sur des 777 d’ancienne génération privilégieront bien entendu les nouvelles et non forcément l’Airbus.
    Du coup je serais moins optimiste que le patron d’Airbus quand à l’avenir radieux de son A350-1000.

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