La participation du groupe aérien embarqué français aux opérations de guerre contre l’autoproclamé État Islamique est désormais terminée. Ce mercredi 14 décembre 2016 le porte-avions Charles de Gaulle a fait son entrée dans la rade de Toulon d’où il ne ressortira pas avant dix-huit mois, les aéronefs eux ont rejoint leurs bases respectives. Une page se tourne donc pour l’aéronavale française.

En effet lorsque le porte-avions Charles de Gaulle ressortira de sa grande visite technique, au plus tôt en mai ou juin 2018 les opérations aériennes contre l’organisation djihadiste Daech devraient être terminées aussi bien en Irak qu’en Syrie. Pour autant cela ne signifie pas la fin des frappes françaises ni même de la participation de nos marins à cette guerre. Les Rafale de l’Armée de l’Air ainsi que l’Atlantique 2 de la Flottille 23F de la Marine Nationale réalisent quotidiennement encore leurs missions dans la région.

Cette mission Arromanches 3 fut aussi le premier déploiement opérationnel du porte-avions français avec uniquement des Rafale M. La mission précédente, Arromanches 2, des Super Étendard Modernisés étaient du voyage. Seulement voilà ils ont pris leur retraite cet été.

Désormais la Marine Nationale va devoir opérer durant un an et demi sans son porte-avions. Ses Rafale M et Hawkeye pourraient bien se retrouver affecter à des missions habituellement dévolues à l’Armée de l’Air comme la défense aérienne du territoire national. Durant cette période le navire français sera intégralement révisé, jusqu’à ses réacteurs nucléaires.

Cette phase d’entretien aurait du débuter depuis déjà quelques semaines mais la décision prise par l’Élysée de déployer le porte-avions en représailles de l’attaque djihadiste contre Nice le 14 juillet dernier a totalement chamboulé les plans de l’état-major de la Royale.

Point très positif de ce retour au port, les marins du Charles de Gaulle pourront passer les fêtes de fin d’année auprès de leurs proches.

Photo © Wikimédia Commons.

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9 COMMENTAIRES

    • Désolé de doucher vos espoirs Dimitri mais le second porte-avions n’est nullement d’actualité, et pas uniquement pour des raisons budgétaires. Dans les mois qui viennent je reviendrais sur ce serpent de mer qu’est le second porte-avions français, mais pour des diverses raisons j’attendrais le printemps pour aborder ce sujet.

      • Ne soyez pas désolé. Vous ne douchez aucun espoir car je sais que le projet « PA2 » lancé en 2003 conjointement avec les britanniques, promis par Mr Sarkozy en 2007 a été abandonné en 2013. Après il faut être réaliste. Un porte avion coûte très cher en fabrication, en maintenance et entretien sans oublier le coup des avions à son bord et son groupe aéronavale.

  1. Cette période de rab a permis de valider le fonctionnement du PA (équipage, espace, matériel) en mode tout Rafale, ce pour quoi le CDG a été conçu. Expérience utile lors de la reprise des missions du PA dans 18 mois

  2. incroyable obliger de rentrer pour une révision ,en temps de guerre je vois mal un groupe aéronaval rentrer et dire désoler on arrête la guerre je doit réviser mon bateau
    d’où avoir un projet d’un second porte avions !

    • Sauf qu’une fois de plus ce qui bloque c’est le nerf de la guerre : les finances. La France n’a plus les moyens de budgéter un tel bâtiment de guerre ou alors au risque de gréver d’autres postes économiques comme l’éducation nationale, la santé, la culture, ou encore l’aide sociale. Donc impossible d’avoir un second porte-avions.

      • Peut-être un navire à propulsion classique sur la base des solutions développées pour les BPC ,qui sont bcp plus économiques ?! Mais bon ça ne sera pas pour seconder le CDG mais plutôt le remplacer (par 2 navires ,économie d’échelle ,ne répéton pas les mêmes erreurs).

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