Voilà peut-être la réponse aux survols intempestifs de sites sensibles par des drones achetés dans le commerce et bidouillés (ou non) par la suite. Depuis près de trois ans l’US Space & Missile Defence Command travaille sur un laser portatif permettant d’abattre les drones légers, notamment les modèles quadricoptères particulièrement populaires aux États-Unis. Depuis maintenant quelques mois les militaires américains en sont passés à la phase d’essais !

À terme ce système devrait entrer en service soit directement aux mains d’un fantassin soit monté sur des véhicules légers type Humvee ou encore buggies. Un embarquement sur des drones comme le MQ-1C Gray Eagle ou l’hélicoptère d’attaque AH-6 Little Bird est également à l’étude. C’est à l’horizon 2020-2022 que l’US Army espère disposer de la pleine dotation dans ce matériel de haute technologie. Ce laser est directement dérivé, en bien moins puissant cependant, de l’Airborne Laser développé dans le cadre du programme avorté du Boeing YAL-1A. Désigné Advanced Tactical Laser ou ATL dans la nomenclature du Pentagone cette nouvelle arme est en effet destiné à servir en milieu urbain. Une application terrestre est également envisagé pour la destruction à distance d’engins explosifs.

Car pour les militaires américains il ne s’agit pas uniquement de protéger les centrales électriques, les barrages, les aéroports ou tout autre site sensible des drones équipés de caméras légères. Non, le danger est tout autre pour les généraux du Pentagone : les drones kamikazes. Des engins emportant une charge de combat et que leur télépilote irait faire exploser au plus près des soldats américains. Qu’ils soient aux États-Unis ou à l’étranger d’ailleurs.

Une arme laser légère aura surtout l’avantage d’être moins cher à l’usage que n’importe quel missile sol-air. D’autant que l’efficacité de ces derniers contre les drones légers n’est pas confirmé. Ça revient à vouloir tuer un pigeon avec un lance-roquette !
Affaire donc à suivre !

Photo © US Army

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8 COMMENTAIRES

  1. Dans le même registre, l’armée américaine, par l’intermédiaire de Lockheed Martin, a commencé le développement d’une arme laser destiné à être installé sur avion de chasse. Les premiers essais sont prévu pour 2021. Star Wars n’est plus très loin !

    • Il est évident que les lasers de combat vont se développer dans les décennies à venir. Et une fois encore c’est sûrement d’Amérique que viendront les premières véritables évolutions dans le domaine.

  2. Bonjour.
    Dans votre post vous avez mis une photo d’un drone qui est brûlé.
    C’est idiot de faire brûler un drone avec un laser car , essentiellement constitué de plastique ( boite noir IOSD) les données enregistrées sont elles aussi cramées !
    Non, je peux vous dire qu’aujourd’hui la vrai arme contre les drones existe déjà et elle vient de la Russie.
    Elle est en service depuis cette année par la police américaine et à NYPD (NEW YORK POLICE DEPARTMENT) depuis les attentats du WORLD STRADE CENTER (911).
    Le RX-1 qui est utilisé aux states pour forcer l’ atterrissage un drone sans le détériorer afin de le récupérer intacte et de pouvoir collecter les données enregistrées pour ensuite aller faire une petite visite chez son propriétaire.
    Si vous n’êtes pas en règle et n’aviez rien à faire à l’endroit ou vous avez été pris alors cela vous vaudra la confiscation de votre drone si vous n’êtes pas habilité et une petite poignée de dollars d’amende.
    Franck pilote d’aéromodèles depuis 27 ans .

    • Bonjour,
      Ici on parle d’arme anti-drone « volontairement » destructive à destination de l’armée américaine pour lutter de façon tactique contre les drones dans les situations de combat ou les terrains d’opérations. Les policiers ont des tasers, mais les militaires ont des RPG. Simple question d’emploi 😉

  3. Effectivement, contre des objets volants maniables et de petites tailles, rien n’est mieux qu’un laser, l’idéal serait une conduite de tir automatique à l’image du système Phalanx

  4. Cette arme serait fort utile pour éviter la livraison de matériel illicite dans les établissements de détention (prisons) au Québec et au Canada. Cependant considérant le prix d’achat, je doute que nos gouvernements se décident à se procurer ce type de matériel.

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