C’est une bien triste loi des séries depuis quelques jours dans l’aviation civile. Ce lundi 12 mars 2018 un bimoteur à turbopropulseurs Bombardier Dash 8 appartenant à la compagnie US Bangla s’est écrasé lors de sa phase d’atterrissage sur l’aéroport internationale de Katmandou au Népal, causant la mort d’au moins 49 des 71 personnes à son bord. L’avion de facture canadienne réalisait un vol commercial régulier depuis l’aéroport de Dacca au Bangladesh.

Le drame s’est noué lors de l’atterrissage du Dash 8-Q400. On ignore encore actuellement les causes exactes de cet écrasement. Il a fait une sortie de piste et s’est immobilisé sur un terrain de football jouxtant le tarmac. Là un incendie s’est rapidement déclaré, compliquant le travail des pompiers et secouristes népalais. Pourtant ils ont réussi à sortir 22 survivants de la carlingue du bimoteur, certains étant néanmoins gravement brûlés.
De nombreux moyens d’évacuation, dont un hélicoptère médicalisé Dhruv de facture indienne, ont été déployés aux abords de la zone du crash.

Une fois l’incendie circonscris, les blessés, et les corps des décédés évacués les enquêteurs ont pu commencer leur travail pour tenter de récupérer les deux boites noires de l’avion.
Immatriculé au Bangladesh S2-AGU l’avion n’était pas un des plus récents Dash 8, ayant été certifié pour la première fois en avril 2001. US Bangla était son quatrième propriétaire après avoir volé pour des compagnies suédoises, jordanienne, puis allemande avant de rejoindre son actuel propriétaire en mai 2014.
Il a été totalement détruit par l’accident puis l’incendie qui en a résulté !

Selon plusieurs observateurs internationaux le bilan humain pourrait malheureusement s’aggraver dans les heures qui viennent aux vues des lourdes brûlures et des nombreux polytraumatismes dont souffrent les survivants.

Il est à noter que s’il s’agit du plus grave accident qu’ait connu US Bangla c’est aussi le second qu’à connu ce Dash 8 précisément. En effet le 4 septembre 2015 l’avion avait fait une sortie de piste sur l’aéroport de Saidpur dans le nord du Bangladesh, suite à une erreur de pilotage. Deux passagers et un membre d’équipage avaient alors été légèrement blessés. L’avion, une fois réparé, avait repris ses vols six mois plus tard.

Photo © Wikimédia Common

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2 COMMENTAIRES

    • Effectivement le bimoteur canadien semble faire moins la une des médias que les ATR européens. Les Antonov c’est autre chose, ce sont des avions ex-soviétiques dont l’entretien laisse souvent largement à désirer.

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