Le drame a beaucoup choqué à New York City où les plaies du 11 septembre 2001 ne sont pas encore refermées. Ce dimanche 11 mars 2018 en début de soirée un hélicoptère AS.350B2 Écureuil s’est abîmé dans l’East River alors qu’il survolait la mégapole américaine causant la mort de cinq de ces six occupants. L’hélicoptère réalisait un survol à caractère de loisir de la ville lors du drame.

L’Écureuil en question, immatriculé N350LH, était un hélicoptère récent. Sa certification par la Federal Aviation Administration au 22 octobre 2013 et jamais il n’avait volé auparavant sous une immatriculation différente. C’était donc un appareil récent. À l’instar de la majorité des hélicoptères survolant quotidiennement New York City celui-ci opérait avec des systèmes de flottaison qui visiblement ont bien rempli leur rôle lors de l’accident.

Les causes exactes du drame sont encore assez troubles mais il semble bien que l’hélicoptère ait décroché à environ 200 mètres au-dessus de la ville. Le pilote a réussi à maîtriser l’auto-rotation de son appareil et aurait délibérément visé les eaux de l’East River. C’était ça ou les rues bondées de la Grosse Pomme.
Selon les premières expertises des enquêteurs du NTSB (le National Transport Safety Board) il semble que les investigations s’orientent vers une panne moteur. De plus une communication du pilote enregistré moins d’une minute avant que l’hélicoptère ne s’abîme semble accréditer cette thèse. Cependant les enquêteurs fédéraux américains restent très prudents.

Si le pilote a réussi à s’extraire de la carcasse de son monoturbine et à regagner la berge à la nage il en a été tout autrement des cinq passagers. Deux ont péri sur le coup et les trois autre ont été pris en charge par les plongeurs et secouristes du New York Police Department, du Fire Department of New York et de l’US Coast Guard. Malgré la rapidité de leur intervention et de leur évacuation ils sont décédés quelques heures après leur arrivée à l’hôpital. L’hélicoptère a lui été renfloué par un remorqueur du NYPD et ramené sur le quai afin de faciliter le travail des enquêteurs.

Pour l’instant aucune interdiction de vol des Écureuils monoturbines en service aux États-Unis n’est envisagé. Il faut dire que l’hélicoptère français est un des plus présents dans les cieux américains.

Photo © Reuters

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2 COMMENTAIRES

  1. Je ne comprends pas bien Arnaud : si « le pilote a réussi à maîtriser l’auto-rotation de son appareil’ et si ‘celui-ci opérait avec des systèmes de flottaison qui visiblement ont bien rempli leur rôle lors de l’accident’, comment se fait-il que cette panne moteur se soit terminée par un drame ? Altitude trop basse ? Amerrissage raté ?

    Merci par ailleurs de la quantité et de la qualité de vos articles !

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