Il était attendu depuis quelques semaines et l’annonce officielle faite par son constructeur Saab de la fin de son assemblage. Le nouvel avion de surveillance radar GlobalEye conçu à la demande des Émirats Arabes Unis a réalisé son vol inaugural depuis la base d’essais de Linköping dans le sud de la Suède. D’ores et déjà trois exemplaires de cet avion ont été commandés, et l’avionneur table sur d’autres marchés potentiels.

Bien que construit par Saab le GlobalEye est en fait basé sur le jet d’affaire haut de gamme et de transport régional Bombardier Global Express 6000 de facture canadienne. Pour mémoire ce jet a déjà été utilisé comme plateforme par Raytheon pour concevoir l’avion-espion Sentinel R Mk-1 en service dans la Royal Air Force et par Northrop-Grumman pour l’E-11 BACN de surveillance du champ de bataille pour l’US Air Force.

Pour autant là rien de comparable, le Saab GlobalEye est en réalité une sorte d’AWACS. À la différence près que contrairement aux Boeing E-3 Sentry et E-767 l’avion suédois emporte un radar à ouverture synthétique à antenne active Erieye et non un rotodôme.

Ce premier vol s’est donc déroulé ce jeudi 15 mars 2018 et a duré un peu moins de deux heures. Il a permis aux ingénieurs de Saab de constater que leur avion n’avait pas de défaut majeur en terme d’aérodynamique. Désormais donc le biréacteur va entrer dans sa phase finale de validations et d’essais.

Mais chez Saab beaucoup insistent sur le fait que si l’avion a bien été conçu à la demande de l’aviation émiratie il devrait trouver d’autres débouchés militaires, à commencer par la Flygvapnet. Des contrats à l’export sont également envisagés avec des pays comme l’Arabie-Saoudite, la Grèce, ou encore la Thaïlande.

Photo © Saab.

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4 COMMENTAIRES

  1. Autre utilisation intéressante du biréacteur Global. Je ne comprends toutefois pas la remarque à l’égard du transport régional car il n’est nullement utilisé à cette fin. Il s’agit en fait d’un jet d’affaires à très long rayon d’action avec des capacités intercontinentales. D’oû son intérêt pour un avion de surveillance qui doit pouvoir rester longtemps dans le ciel.

  2. Intéressant ces nouvelles plateformes, mais quid des performances radar par rapport a nos awacs boeing 707 mis à niveau block 40/45 ?
    Je n’arrive pas à trouver de comparaison.
    Merci 🙂

    • Nous proposerons d’ici dix à quinze jours un sujet comparatif sur les différents avions type AWACS disponibles actuellement avec bien sûr en vedette les Boeing E-3 et E-767 ou encore le Beriev A-50. C’est à dire les trois « gros » du genre.

    • Hé bien sans spoiler le futur article, l’Erieye est un tout autre type de radar que les rotodomes des archi-connus E2 / E3, il s’agit en effet d’un radar fixe à balayage électronique actif (AESA).
      A noter que si l’avion est tout nouveau, ce radar est déjà en service sur les SAAB-2000 et diverses variantes développées pour divers pays (seule la plateforme change, pas le radar). Bon, bien sûr un E-3 est un vrai centre de commandement / détection aéroporté avec jusqu’à 25 membres d’équipage, ce que ces petits AWACS avec leurs 6 ne sont pas.

      Pour répondre brièvement à votre question, SAAB annonce 450km de portée à 300° (150° de part et d’autre de l’appareil), contre 4 à 600km à 360° (selon les conditions) pour les E3 up-to-date. Pas mal pour un petit appareil, qui détient un autre atout : l’Erieye possède un mode maritime, pratique et polyvalent quand on n’a pas les moyens d’investir dans une flotte d’avions PatMar.

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