C’est un des éléments les plus importants de la présence aérienne française dans l’opération Chammal. L’Armée de l’Air dispose depuis maintenant un peu plus de quatre ans d’une Base Aérienne Projetée installée dans le nord de la Jordanie. En ce mardi 20 novembre 2018 cela fait même exactement 1500 jours que les aviateurs français sont présents Prince Hassan Air Base aux côtés de leurs homologues jordaniens. C’est de là que décolle les avions de combat qui actuellement mènent des missions au-dessus de la Syrie contre les dernières poches de résistance terroriste de Daech.

La Base Aérienne Projetée est donc actuellement l’antre des Dassault Aviation Rafale B et C engagés par l’Armée de l’Air dans des missions de reconnaissance et d’attaque ciblée contre l’autoproclamé État Islamique. Ou plutôt ce qu’il en reste de nos jours.
Mais au plus fort de la guerre, entre fin 2014 et mi-2016 c’est aussi de là que décollaient une grosse partie de nos avions, en plus de ceux stationnés sur la Base Aérienne 104 d’Al Dhafra.

En Jordanie donc les fleurons de l’aviation française côtoient également d’avions de combat beaucoup plus anciens, les Northrop F-5E/F Tiger II de la Royal Jordanian Air Force. Des chasseurs qui assurent quotidiennement la défense aérienne de ce petit royaume. Rafale et Tiger II côte à côte, cela doit quelque peu ressembler à un choc des générations.

Actuellement les pilotes et équipages de Rafale français engagés depuis la Base Aérienne Projetée de Jordanie se focalisent sur les dernières poches de résistance de Daech aux abords de la ville syrienne de Hajine dans l’est du pays. Cette ville se trouve non loin de Der ez-Zor, l’ancienne capitale syrienne de l’organisation terroriste. Selon la coalition internationale plusieurs centaines de combattants djihadistes s’y terreraient encore.
Ils représentent donc désormais le gros des cibles de la chasse française et de ses munitions guidées GBU-12 et A2SM.
Des armes qui depuis le début de l’opération Chammal ont largement fait leurs preuves.

Impossible d’avancer avec précision pour combien de temps encore nos militaires auront besoin d’utiliser cette Base Aérienne Projetée. Cependant sa seule existence prouve le très haut degré de professionnalisme des aviateurs français capables de déployés ainsi des moyens de gestion en temps réel d’une crise. Car projeter ainsi une installation aussi coûteuse et difficile à mettre en œuvre n’est pas à la portée de toutes les nations du monde.
C’est même une spécialité de l’Armée de l’Air.

Photo © ministère des armées.

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