Cette décision est présentée outre-Atlantique comme une mesure de sécurité après le récent scandale des Boeing 737 Max. La Federal Aviation Agency a annoncé ce jeudi 18 avril 2019 qu’elle suspendait temporairement les autorisations de vols de la centaine de monoréacteurs d’affaire Cirrus SF50. Ces jets d’affaire légers présenteraient en effet de graves failles de sécurité au niveau de son système d’alerte au décrochage. Tous les avions livrés entre mai 2016 et aujourd’hui doivent être inspectés en urgence.

Le système mis en accusation par l’administration de l’aviation civile américaine est très proche du tristement célèbre MCAS utilisé sur le Boeing 737 Max. Et c’est une panne similaire qui a mis le feu aux poudres. Il faut savoir que la grande majorité des Cirrus SF50 est utilisée par des clients privés ou des sociétés d’avions-taxis basées aux États-Unis. De ce fait la décision de la FAA impacte la quasi totalité de la flotte mondiale. Mais dès le lendemain les aviations civiles britanniques et chinoises prenaient des arrêtés similaires. Actuellement aucun avion de ce type ne semble immatriculé en France.

C’est un incident survenu en début de semaine dernière qui a alerté les enquêteurs fédéraux américains. Un SF50 a littéralement piqué du nez et les passagers n’ont du leur salut qu’à l’extrême réactivité du pilote. Très rapidement ce dernier a conclu à un problème dans le logiciel de gestion des alertes de décrochage. Celui-ci n’avait en effet pas fonctionné du tout.

Pour mémoire le Cirrus SF50 est un des derniers nés dans la famille des Very Light Jet. Mais surtout c’était jusqu’à ce weekend un des rares à réussir à percer relativement sur le marché, même si c’est encore timidement. Conçu pour quatre à six passagers en plus de l’unique pilote il permet de franchir un peu plus de 1100 kilomètres à masse maxi à une vitesse de croisière de 440 km/h. Le Cirrus SF50 est donc un concurrent direct des avions d’affaire à turbopropulseurs.

Les responsables de l’avionneur Cirrus espèrent un retour à la normal pour leur jet léger aux alentours du début du mois prochain. C’est en tous cas à deux mois de la Grand-Messe française du Bourget un très mauvais message envoyé aux futurs clients. Pour autant tous les ingénieurs du constructeur collaborent étroitement avec la FAA.

Photo © Wikimédia commons.

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