On en sait enfin un peu plus sur l’opération rapidement relayée la semaine dernière par les grands médias généralistes français. Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 novembre 2018 des avions et hélicoptères de l’ALAT et de l’Armée de l’Air ont appuyé une opération tactique des forces spéciales visant à la neutralisation d’un groupe terroriste djihadiste dans la région de Mopti au Mali. Ce raid conjoint a permis la mise hors de combat d’une trentaine de combattants ennemis. Une opération qui a nécessité l’engagement massif de la force Barkhane.

Les services de renseignement français mais également ceux des pays du G5 Sahel avaient clairement identifié le chef terroriste Hamadou Kouffa comme une cible prioritaire pour les femmes et les hommes de la force Barkhane. Une fois sa base logistique localisée, grâce notamment à un drone Reaper de l’Armée de l’Air, il s’agissait cette fois de préparer l’attaque.

À bord d’hélicoptères de manœuvres Caïman et Cougar de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre les troupes françaises ont été déposé au plus près du quartier général de la katiba Macina, le groupe terroriste dont Kouffa était le commandant en chef. Auparavant des chasseurs-bombardiers Mirage 2000D et des hélicoptères d’attaque Tigre, accompagnés de Gazelle de reconnaissance ont ouvert le feu pour créer une diversion, le temps que les commandos français investissent la zone et identifie clairement les cibles à neutraliser : Hamadou Kouffa et ses lieutenants.
Au total une grosse trentaine de djihadistes ont été tué dans cette opération.

Que l’on ne se méprenne pas, ce type d’opération antiterroriste est long à mettre sur pied. Il faut recouper les renseignements et obtenir toutes les autorisations politiques et diplomatiques. C’est donc l’aboutissement de plusieurs mois de travail.
Il est à signaler qu’au moins un avion ravitailleur C-135FR a été engagé dans le soutien à ce raid aérien.

Pour mémoire le groupe djihadiste ciblée ici par les aéronefs et personnels de la force Barkhane est un des plus dangereux de la région. Il a à son active l’attentat contre l’hôtel Radisson Blu à Bamako où 22 innocents avaient trouvé la mort mais également le massacre de Nampala dans lequel 17 civils de la peuplade Peule avaient été lâchement assassiné.
C’est donc véritablement un coup d’arrêt au terrorisme djihadiste que les militaires français ont porté cette nuit là.
Aucun militaire français ne semble avoir été blessé.

Photo © Armée de l’Air

 

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