C’est fort discrètement que l’évènement a eu lieu ce vendredi 23 novembre 2018. L’hélicoptère expérimental russe Mil Mi-38T a réalisé son premier vol depuis l’usine de Kazan. Il s’agit en fait d’une machine préfigurant un futur marché militaire non encore signé. À terme l’hélicoptériste espère pouvoir vendre plusieurs centaines d’exemplaires.

Pour autant le Mil Mi-38 ressemble un peu à un serpent de mer. D’une configuration proche des AgustaWestland AW101 Merlin européens et Sikorsky H-92 Superhawk américains cet hélicoptère russe a connu de multiples vicissitudes dans son développement. Initié du temps de l’Union Soviétique il a par la suite connu une très longue période de mise en sommeil avant de revenir sur le devant de la scène au tout début des années 2000.
Ayant volé pour la première fois en configuration civile il y a presque quinze ans (le 22 décembre 2003) il peine depuis à trouver son marché auprès des transporteurs russes.

Désormais donc ses constructeurs visent sa commercialisation sur le marché de défense comme successeur désigné des très réussis Mil Mi-8/Mi-17. Pas sûr que ce soit gagné quand on voit le nombre de machines actuellement en état de vol et en service un peu partout dans le monde. D’autant qu’aucune version de combat maritime, sur le principe de la dualité Mi-8 / Mi-14 n’a été prévu. Le futur hélicoptère sera exclusivement une machine de transport.

Sur ce premier vol on sait que l’hélicoptère a tenu les airs durant une heure environ sans incident notable et par un temps clair et relativement ensoleillé. Il faut savoir qu’au lendemain de ce vol inaugural le ministère russe de la défense a fait savoir qu’il commandait un second prototype du Mi-38T.
Pour autant aucun marché officiel n’est à l’ordre du jour pour les forces aériennes et/ou armées de la fédération. Une version opérationnelle de ce nouvel hélicoptère n’est donc vraisemblablement pas prévue par Moscou.

Photo © Agence France Presse.

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4 COMMENTAIRES

    • Ouais en même temps avec un développement étalé sur plus de 30 ans c’est la moindre des choses qu’il puisse « bien voler ». Mais bon au final c’est pas gagné pour qu’il devienne un succès.

  1. Un « Super Hip » en somme. Il est élégant, ses lignes sont bien plus pures que son illustre prédécesseur (d’ailleurs je confirme, le fuselage n’est pas sans rappeler le Merlin, mais la livrée grise y est sans doute pour beaucoup cela dit).
    Là où il détonne par rapport à la majorité des hélicos de transport récents, c’est par le maintien de ce train tricycle caractéristique du Hip, qui dénote d’une volonté affichée de rusticité, mais qui peut être pénalisant quand les concurrents possèdent un train escamotable.
    A voir pour l’avenir, mais vu la quantité de Mi8/17 encore en service, à mon avis les forces armées russes ont d’autres projets aéronautiques plus pressés sur le feu pour les prochaines années.

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