L’intérêt des grandes manœuvres internationales peut parfois paraître difficile à saisir pour les non-initiés aux choses de la défense. L’exercice international Trident Juncture 2018 qui se tient jusqu’à ce mercredi 7 novembre inclus a notamment été l’occasion pour plusieurs forces aériennes de s’exercer au ravitaillement en vol sur des avions différents de ceux qu’ils alignent dans leur propre pays. Malgré l’absence notable des ravitailleurs en vol britanniques et français cette partie semble avoir été un franc succès.

F-16C Fighting Falcon de l’aviation turque.

Il faut dire que d’autres participants avaient joué le jeu et pas uniquement l’US Air Force. Évidemment les incontournables Boeing KC-135R Stratotanker et McDonnell Douglas KC-10A Extender américains représentaient le gros du contingent des avions ravitailleurs mais pas uniquement.
Parmi les plus utilisés durant ce Trident Juncture 2018 on retrouve l’Airbus CC-150 Polaris de l’Aviation Royale Canadienne et le Lockheed KC-130H Hercules engagé par la Suède. Ce dernier est notamment mis en œuvre pour les procédures de ravitaillement au profit des hélicoptères d’assaut et de transport à long rayon d’action.

Pas un modèle d’avion de combat engagé dans l’exercice n’a pu éviter l’exercice de ravitaillement en vol sur avion étranger. Ainsi on a pu voir un Lockheed-Martin F-16C Fighting Falcon turc s’approvisionner en carburant sur un Boeing KC-767 italien ; ou encore un Saab JAS 39 Gripen suédois se ravitailler au contact d’un McDonnell Douglas KC-10A américain.

Afin de permettre de combler les absences britanniques et françaises l’OTAN a décidé d’avoir recours à la location également d’un avion civil. Un Boeing 707-320C de la compagnie aérienne américaine Omega Tanker a aussi été engagé pour des vols de soutien depuis le territoire de la Norvège.

Boeing KC-767 italien sur une base norvégienne.

Mission bien moins médiatisé que le combat aérien ou encore les opérations liées aux forces spéciales le ravitaillement en vol est pourtant omniprésent lors de ce type d’exercices internationaux. Surtout elle se justifie par la nécessité de disposer d’une interopérabilité entre les pays membres de l’organisation atlantiste.
Sur ce plan là il semble que d’ores et déjà Trident Juncture 2018 soit un franc succès.

Photos © OTAN

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