On en sait désormais un peu plus sur les implantations des futurs Dassault Aviation Rafale de l’Indian Air Force. Les futurs avions de combat omnirôles indiens seront basés pour moitié dans l’est du pays et pour moitié dans le nord. Ce sont les installations d’Ambala Air Force Station et de Hasimara Air Force Station qui ont été sélectionnées pour accueillir ceux qui sont d’ores et déjà présentés comme les chasseurs les plus modernes de ce pays. Pour mémoire ce sont trente-six exemplaires qui ont été vendu à l’Indian Air Force, vingt-huit monoplaces et huit biplaces.

À Ambala Air Force Station dans l’état du Pendjab les dix-huit Rafale B/C rejoindront le N°21 Squadron et prendront ainsi la place de ses antédiluviens Mikoyan-Gurevitch MiG-21 Bis dont la très grande majorité est d’ores et déjà hors d’état. Des avions qui assurent la défense aérienne (ou sont sensés le faire) du tiers nord de l’Inde depuis les années 1960. Il est évident que les missiles air-air de nouvelle génération Meteor devraient permettre de doper quelque peu ce type de missions !
Les nouveaux biréacteurs voisineront avec des avions en partie de conception française puisque cette base abrite également deux escadrons évoluant sur SEPECAT Jaguar IS.

Les dix-huit autres Dassault Aviation Rafale B/C indiens voleront au sein du N°222 Squadron en remplacement de ses actuels chasseurs-bombardiers Mikoyan-Gurevitch MiG-27. Des avions là encore usés jusqu’à la corde que l’état-major indien maintient tant bien que mal en état de vol en attendant l’arrivée des jets de conception française.
À Hasimara Air Force Station dans l’est du pays, non loin de la frontière avec le Bhoutan, les missions principales de cette unité seront plutôt liées aux opérations air-sol même si l’hyper polyvalence du Rafale pourrait bien voir apparaitre de nouvelles missions aux personnels du N°222 Squadron.

C’est en 2019 que le premier Rafale indien sera livré et le premier escadron devrait être déclaré opérationnel sur l’avion français à l’horizon 2022. L’ultime avion est attendu pour 2025. Malgré les turpitudes et un récent scandale autour de l’attribution du contrat ce jet de combat dernière génération est très attendu des pilotes et mécanos indiens.

Photo © Armée de l’Air.

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6 COMMENTAIRES

  1. Est-elle toujours d’actualité la seconde commande de Rafale ? Car 36 avions pour un pays à la grande superficie et aux grandes ambitions comme l’Inde ça fait un peu court.
    De plus ça serait une belle photo à faire un Rafale et un Jaguar volant côte à côte. Chose qui n’a jamais été possible avec l’AdA. Le premier partant à la retraite une année avant que le second ne commence son service.

    • À n’en pas douter les communicants indiens sauront faire au mieux pour mettre en valeurs leurs Rafale lors de leur entrée en service. 🙂

    • Mais carrément ! C’est LA photo à faire : Jag et Raf 🙂
      Par ailleurs, il me semble que la Navy indienne étudie l’acquisition éventuelle, de Rafale M pour ses futurs PA.
      Il était question, il me semble, de 57 exemplaires..

      • Hé bien, pour l’instant comme le seul PA indien (Vikramaditya, ex-Amiral Gorshkov) est un porte-avions STOBAR, et que les 2 exemplaires de la future classe Vikrant le seront aussi, le Rafale M n’est pas forcément le choix le plus évident puisqu’il est conçu pour décoller à l’aide d’une catapulte, non d’un tremplin. Encore qu’un PA CATOBAR indien est planifié pour quelques décennies plus tard, mais à mon sens le Rafale ne sera plus un choix pertinent pour l’Inde quand ce dernier arriverait en service (s’il y arrive un jour).

        Mais cela dit, à l’heure actuelle les Mig-29K indiens sont tellement à la ramasse niveau disponibilité que ce serait à envisager : le Rafale M, avec son train sauteur, pourrait je pense sans trop de difficultés décoller d’un PA STOBAR.
        Si commande supplémentaire il devait y avoir, quelle que soit la version, ce serait en toute logique après la mise en service des premiers Rafale dans l’IAF et les premiers retours d’expérience.

        • Ca peut paraitre farfelue mais… Au pire, avec un STOBAR, pourquoi pas coller un système JATO sous le ventre d’un Rafale ou d’un Su-33 ?

        • « le Rafale M, avec son train sauteur, pourrait je pense sans trop de difficultés décoller d’un PA STOBAR »
          Avant le catapultage, le train sauteur est comprimé par une tige liée au sabot de la catapulte et il se détend au moment où le sabot libère le train avant de l’avion juste avant que ce dernier ne quitte le pont, donc sans catapulte le train tel qu’il est n’est pas fonctionnel, le plus difficile n’est pas de comprimer le train sans le sabot mais plutôt comment le faire détendre au bon moment càd juste avant que l’avion quitte le pont

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