Depuis 2009 le début du mois de mai est synonyme en Estonie et Lituanie de rotation au sein de Baltic Air Policing. Et cette année l’évènement est de taille : l’arrivée pour la première fois de chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-35A Lightning II ! Quatre de ces chasseurs de cinquième génération opèrent depuis ce samedi 1er mai 2021 depuis la base estonienne d’Ämari. À quand la première confrontation avec l’aviation russe ?

Pilotes et mécanos posent avec les avions à l’arrivée en Estonie.

C’est une centaine de personnels de l’Aeronautica Militare Italiana qui a fait le déplacement afin d’appuyer ce déploiement de chasseurs furtifs de l’OTAN. Les quatre Lockheed-Martin F-35A Lightning II italiens ont réalisé le vol de transit d’une traite, moyennant ravitaillements en vol. Les avions étaient accompagnés d’un Boeing KC-767, italien lui-aussi.

Désormais donc la base estonienne d’Ämari vit à l’heure italienne. Ce n’est pas la première fois que des chasseurs italiens y sont déployés, quatre Eurofighter EF-2000 Typhoon y avaient déjà posé leur train d’atterrissage début 2018. Par contre c’est la première fois que l’Aeronautica Militare Italiana envoie sur place ses nouveaux chasseurs.
En fait c’est même la première fois que le F-35A Lightning II participe à Baltic Air Policing.

Jusque là aucun chasseur de cinquième génération n’avait jamais défendu l’espace aérien des trois états baltes (Estonie, Lettonie, et Lituanie) dans le cadre de la mission de l’alliance Atlantique. La donne a changé avec l’apparition de tels avions pour défendre l’Islande. Et visiblement si ça a marché en Atlantique nord ça devrait le faire aussi en Mer Baltique. Pour ce type de missions la furtivité, même dégradée, reste un vrai plus face aux approches voire aux intrusions des aéronefs militaires russes. Les Lockheed-Martin F-35A Lightning II permettent d’approcher en totale discrétion.

À l’arrivée en Estonie…

Ces quatre avions de combat resteront en Estonie jusqu’à leur relève à la fin du mois de juillet. D’ici là en plus des missions de défense aérienne et d’interception ces chasseurs furtifs assureront des vols d’entraînement et de manœuvres aux côtés des forces locales.

Photos © Aeronautica Militare Italiana.

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9 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Je lis une centaine de militaires italiens pour accompagner les 4 F-35 déployés en mission.

    S’agit-il d’un ratio normal en comparaison aux autre avion déployés précédemment, ou est ce que le F-35 est plus consommateur en main d’oeuvre que ne le sont les F-18, Typhonn ?

    Loin de moi l’idée de polémiquer sur cet avion, mais c’est simplement de la curiosioté.

    Merci

    • Bonsoir;
      Non Julien c’est le ratio habituel, dans les missions Baltic Air Policing, la plus part des déploiements se font autour de 80 à 110 personnels suivant les forces aériennes engagées. On compte notamment dedans des troupes destinées à la protection des aéronefs ainsi que des personnels de cuisine et de soutien administratif.

    • Ces mêmes « appareils russes » qui ne réussissent toujours pas à être furtifs malgré la propagande de Moscou… les F-35A Lightning II sont dans les pays baltes là où le Su-57 Felon est encore en usine.

  2. « Pour ce type de missions la furtivité, même dégradée, reste un vrai plus face aux approches voire aux intrusions des aéronefs militaires russes. »

    Perso je ne vois aucun intérêt à faire preuve de furtivité dans le cadre de ces mission qui ne se résument au final qu’a des jeux entre les 2 camps afin de s’observer et se titiller pour tenter d’en apprendre un max sur l’adversaire.

    Utiliser les capacités furtives de l’appareil pour ce genre de missions « peu importantes », c’est dévoiler gratuitement des infos aux « potentiels adversaires ». Ce n’est pas parce que des avions russes auront été interceptés une fois sans avoir vu arriver au radar un F35, qu’ils ne recommenceront pas le lendemain. Bien au contraire j’ai envie de dire, ils multiplieraient les missions pour tester leurs propres moyens de détection et en apprendre un max.

    La logique de déployer ces avions seraient au contraire de les rendre ultra visibles pour cacher ses performances, avec dégradateur de furtivité et emports extérieurs.

  3. Quand au SU 57, vous n’êtes pas beau joueur. Les Russes l’ont développé avec 10 fois moins de moyens et en un temps plus court. Mais je reste persuader que le fuselage n’est pas le bon moyen de leurrer la détection.

    • C’est vrai qu’il ne faut jamais esquisser le moindre trait d’humour sur les avions Sukhoi, certaines personnes les prennent mal.

  4. J’avoue une estime toute particulière pour le SU 27 et ses rejetons!
    Je suis comme pour le F35 plus sceptique concernant le SU 57. Mais je suppose que les Russes ont étaient dans le pragmatisme pour son développement…

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