Tandis que d’autres avionneurs ne font que remettre au goût du jour des machines datant de la fin de la guerre froide Northrop-Grumman de son côté développe un bombardier de nouvelle génération. Destiné à assurer l’avenir de l’US Air Force dans le domaine du bombardement stratégique ce futur Northrop-Grumman B-21 Raider vient de clore une des phases essentiels de son développement initial : l’examen critique de conception. Désormais plus rien ne semble empêcher l’assemblage final du premier prototype de cet avion dont l’entrée en service opérationnel est prévu à partir de 2025. Un avion qui prend désormais clairement l’allure d’une aile volante dotée d’un très haut niveau de furtivité.

Car le rôle de ce futur Northrop-Grumman B-21 Raider ne sera pas des plus simples : il doit remplacer trois modèles différents de bombardiers lourds. Dans un premier temps les Boeing B-52H Stratofortress et Rockwell B-1B Lancer à l’horizon 2040-2050 puis les Northrop B-2A Spirit à celui de 2050-2055. Et oui l’US Air Force voit loin sur ce coup là ! Il faut dire qu’elle se connait et sait donc la propension qu’elle a à faire durer ses bombardiers stratégiques bien au-delà de leur date projetée de retrait.
À terme ce sont cent exemplaires de ce nouveau bombardier furtif qui sont attendus dans les rangs de l’US Air Force.

Le Pentagone vient donc d’annoncer que fin novembre ses experts ont rendu l’examen critique de conception validant ainsi les grands points du futur avion. Cette certification permet donc dès à présent à Northrop-Grumman d’entamer l’assemblage du prototype XB-21 dont le premier vol est espéré pour 2022-2023. Un avion ultra-secret dont la construction semble devoir avoir lieu au sein de l’US Air Force Plant 42, un centre industriel très sécurisé mis à disposition de Boeing, Lockheed-Martin, et Northrop-Grumman pour leurs programmes les plus confidentiels.
Il est situé en lisière de l’aéroport de Palmdale dans le sud de la Californie.

Le programme du Northrop-Grumman B-21 Raider est actuellement considéré comme prioritaire par le Pentagone. Pour des raisons évidentes aucune exportation n’est prévu donc toute la budgétisation est à la charge des contribuables américains. À l’heure actuel le coût de revient d’un exemplaire est estimé à un peu plus d’un demi milliard de dollars la pièce, et ce sans compter ce futur prototype bien sûr.
Il est à remarquer que les quelques vues d’artistes montrent une architecture qui n’est pas du tout sans rappeler le B-2A Spirit.

Illustration © US Department of Defense.

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6 COMMENTAIRES

  1. Votre introduction est orienté, la Russie est en train de développer le PAK_DA, les mises à jour actuelle ont pour but de réacquérir des compétences perdues par les bureaux d’études.

  2. J’avais lu il n’y a pas si longtemps un article anglo-saxon -je ne le retrouve plus- qui laissait entendre que le B-21 enterrerait à plus court terme le B-1B, puis le B-2 (avec lequel il ferait doublon), mais que le B-52 pourrait rester en service à ses côtés encore quelques décennies sous couvert de poursuivre les upgrades en cours (en ce moment c’est le radar, et il est évidemment question de remotorisation, mais avec 8 nouveaux turbofans plutôt que 4 gros comme il était un temps question). Un superfurtif et un supercamionàbombes, en somme.

    En tout cas, fi des spéculations sur l’avenir de l’ex Bomber Command, le programme Raider semble avancer à bon train.
    Il faut dire que Northrop a accumulé une immense expérience en matière d’ailes volantes depuis des décennies (de la plus petite au bombardier intercontinental, en passant par le drone embarqué), donc l’architecture et les commandes de vol ne sont vraisemblablement pas un point délicat du nouvel appareil. Quid de la motorisation et des matériaux employés par contre ? C’est là-dessus que ça va se jouer, à mon avis ;).

    • J’ai également vu ça. Notamment le b52 reste particulièrement fiable et devrait cohabite encore longtemps avec le b21 c’est plus le b2 qui est dans le collimateur. Pour le prix de l’heure de vol. Pour le b1b Boeing n.a pas convaincu avec le concept d’archer (faire du b1b une réserve de missile air air pour compenser le manque sur f22 35, d’ou la nouvelle approche avec le f15xl) mais rien ne dire que le b21 ne pourra pas faire de même la furtivite en plus. Ce bombardier sera un noueux de communication donc au final on peut se demander s’il se remplacera pas awacs et tanker dans les zones les plus dangereuses et peut être même donc de réserve de missile air air volante.

      • Boeing a aussi en projet de convertir le B1 en avion gunship supersonique. L’idée est que la soute se verrait équipé d’une tourelle rétractable équipé de canons de 30mm et bushmaster de 25 et 40mm. Mais il sera fort probable que cette version ne voit jamais le jour. Ce sera un doublons avec le AC-130J et pour pas mieux. En clair avion trop vulnerable dans une zone avec fort défense aérienne mais avion trop surdimensionné dans une zone avec défense aérienne inexistante ou le AC-130J ferait largement le travail pour moins chère d’heures de vol.

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