Il n’y aura pas eu de miracle dans l’accident survenu ce mercredi 9 janvier 2019. Les dépouilles des deux membres d’équipages ont été retrouvés ce jeudi 10 janvier dans la soirée et immédiatement le ministère des armées a communiqué sur leur décès. Dans le même temps on a appris que la gendarmerie nationale avait été saisi de l’enquête par le parquet de Metz. Une année 2019 qui commence bien mal pour l’Armée de l’Air.

Le pilote et la navigatrice officier système d’arme étaient pourtant deux militaires aguerris à leurs missions à bord du Dassault Aviation Mirage 2000D. Le premier était le capitaine Baptise Chirié, il avait 940 heures de vols à son actif dont vingt-quatre missions de combat en opérations extérieures. Originaire de Toul il était marié et père de deux fillettes, son épouse étant actuellement enceinte de la troisième. La seconde était la lieutenante Audrey Michelon qui avait elle à son compteur 1250 heures de vol en place arrière représentant entre autre quatre-vingt-dix-sept missions de combat en opérations extérieures. Célibataire sans enfant elle avait grandi à Clermont-Ferrand.

Cet accident endeuille non seulement l’Armée de l’Air et nos armées en général mais également toute la communauté aéronautique francophone. Par ce message nous, rédacteurs d’AvionsLégendaires, tenons aussi à soutenir leurs proches ainsi que les aviateurs français.
Le ministère des armées a fait savoir que madame Florence Parly et le général d’armée aérienne Philippe Lavigne, respectivement ministre des armées et chef d’état-major de l’Armée de l’Air se rendront ce vendredi 11 janvier 2019 sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey où étaient affectés les deux officiers morts en mission d’entraînement.

Concernant l’accident en lui même c’est donc le parquet de Metz, certes éloigné géographiquement du site de l’accident qui a été saisi. En effet il est territorialement compétent pour les affaires pénales des armées dans la zone Est. Les magistrats messins ont saisi la gendarmerie nationale, et plus spécifiquement l’unité d’investigations de Toussus-le-Noble en région parisienne. Celle-ci est en effet actuellement en charge des accidents d’aéronefs.

Photo © Wikimédia commons.

 

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4 COMMENTAIRES

  1. Défaillance du radar Antilope V ou erreur humaine ? La lumière devra être faîte. En attendant nos deux personnels naviguants disparus voleront toujours mais un peu plus haut que les autres.

  2. Très attristé d’apprendre la perte de ces deux officiers expérimentés, même si dès hier on commençait à fortement redouter une issue funeste. L’AdA étant prompte en cas de crash à communiquer sur l’éjection des équipages, quand on sait que les balises sont censées se déclencher automatiquement, la mention « portés disparus » n’augurait rien de bon.
    Mourir en mission au service du pays, même lors d’un entrainement, est un sacrifice digne des honneurs. Tous mes respects à eux.

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