Le salon du Bourget est toujours malade, et absolument pas convalescent. Sa maladie est simple : ses dirigeants se moquent éperdument des passionnés d’aviation et des curieux qui pourtant payent le prix fort leur entrée. Cette année encore des aéronefs seront présents pour les journées professionnelles et absents dès lors qu’il n’y aura plus de contrat à décrocher. Combien de temps encore accepterons-nous cet état de fait sans broncher ?

Ces avions viennent de tous les continents.
Et ça commence avec rien moins que les avions de ligne européens Airbus A220 et A321LR. Même le constructeur européen ne joue pas le jeu, et le GIFAS (pour Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales) qui organise le salon laisse faire. Il ferme les yeux, il accepte. Pourtant Airbus joue à domicile au Bourget. Qu’est ce qui l’empêcherait de laisser ces deux machines visibles en statique pour le grand public ?

Alors si Airbus fait ça au Bourget comment d’autres ne l’imiteraient pas ? C’est ce que font l’avionneur canadien Bombardier Aerospace avec son avion de ligne CRJ 900 ou encore le ministère japonais de la défense avec son avion de patrouille maritime Kawasaki P-1. Avec le Japon toujours l’avionneur Mitsubishi présentera aux professionnels son avion de ligne biréacteur MRJ 90 qui aura quitté le Bourget quand les enfants et leurs parents se rueront sur le tarmac francilien.

Autre géant à ne pas jouer le jeu : Leonardo. Le constructeur européen aura présenté aux professionnels ses jets d’entraînement militaire M-345 et M-346 mais sûrement pas aux aérophiles et aux curieux. Dans le même registre Lockheed-Martin fera partir juste avant les journées grand public son avion-cargo civil LM-100J dérivé du Super Hercules.
L’avionneur suisse Pilatus aussi n’aime pas les gens. Ses trois avions ne resteront que durant la semaine. Impossible pour le grand public de voir en statique ses PC-12NG, PC-21, et PC-24.

Alors oui pour se rattraper un peu le GIFAS fait venir des avions de collection, des warbirds. Mais là encore ces experts se plantent copieusement : au Bourget les curieux et les passionnés veulent voir des nouveautés, pas des machines visibles dans tous les meetings aériens européens. Ils se plantent ou bien ils se moquent de nous.

Oui je suis amer car j’ai en mémoire les salons du Bourget de mon enfance et de mon adolescence dans les années 1980 et 1990. On pouvait alors voir de vraies nouveautés le samedi et le dimanche, les mêmes qui avaient ravi les professionnels quelques jours auparavant. Mais à cette époque le salon ne se moquait pas de ses visiteurs.
Voilà pourquoi cette année encore je ne mettrais pas les pieds au Bourget, je n’irai pas donner quelques euros à ce GIFAS qui méprise le grand public.

Photo © Keypublishing.

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2 COMMENTAIRES

  1. Je suis d’accord avec vous, pour voir des avions de légende je vais à la Ferté ce week end. En plus ils voleront. J’ai la chance d’avoir une entrée pro pour le Bourget. Pour autant même pas sur que j’y aille.
    Il n’y a pas que les avions qui disparaissent pour le grand public, de nombreux stands sont aussi vide. Anormal!!!!

  2. Idem, j’ai mieux vu les avions en vol en étant dehors en bout de piste près de l’entrée O que dedans, avec le recul imposé au public.

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