La majorité des passagers en a été bon pour une énorme frayeur. Ce jeudi 11 juillet 2019 au petit matin un avion de ligne Boeing 777-200LR appartenant à Air Canada s’est posé en urgence sur l’aéroport international de Hawaï aux États-Unis. Quelques minutes plus tôt il avait traversé une forte zone de turbulences et en conséquence une trentaine de ses passagers avait été blessée. Plusieurs d’entre-eux ont été hospitalisés pour des traumatismes plus ou moins légers.

Le biréacteur avait décollé tard dans la soirée de l’aéroport de Vancouver dans l’ouest du Canada à destination de Sidney en Australie. Se trouvaient à son bord 269 passagers et 15 membres d’équipage. Et alors qu’il survolait le Pacifique nord l’avion a traversé une forte zone de turbulences. Il se trouvait à ce moment là à 36000 pieds d’altitude (soit un peu moins de 11000 mètres) lors de l’incident.

Dans la cabine de l’avion les effets personnels des passagers sont projetés en l’air. Une grosse trentaine de personnes est littéralement arrachée de son siège et valdingue à tout-va. Les personnels navigants commerciaux ne peuvent rien faire pendant quelques très longues minutes. Dans le cockpit le commandant de bord fait tout pour maintenir son avion de ligne en l’air correctement, les turbulences sont très fortes.

Lorsque le calme revient à bord c’est le bazar dans la cabine commerciale mais surtout on dénombre alors 35 passagers blessés, plus ou moins lourdement commotionnés. Le commandant de bord décide alors de faire demi-tour à son avion, non pas pour retourner au Canada mais pour prendre la direction de l’archipel américain d’Hawaï. Il se trouve alors à un peu plus de 900 kilomètres au sud-ouest de ce dernier.
Les personnels navigants commerciaux, assistés de passagers, apportent les premiers secours à celles et ceux qui souffrent. Dans le même temps une bonne partie des passagers est très lourdement choqué. Beaucoup ont cru alors que l’avion allait s’écraser.

À Hawaï il est 6 heures 45 du matin quand le Boeing 777-200LR d’Air Canada se pose. Tous les services d’urgence de l’aéroport sont en alerte maximale, on sait que l’avion transporte de nombreux blessés. Deux hélicoptères d’évacuation sanitaire ont même été prépositionnés au plus près du tarmac. Finalement une fois l’avion au sol seule une quinzaine de blessés sera réellement hospitalisée. Les autres auront été soignés sur place ou bien même lors du vol, dans l’avion. Une cellule psychologique est mise en place avec l’aide de la compagnie.

Photo © Wikimédia Commons.

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9 COMMENTAIRES

  1. Règle de base à respecter: garder sa ceinture de sécurité bouclée en tout temps, même quand le voyant lumineux n’est pas allumé. En cas de turbulences imprévues, comme dans le cas présent, cette précaution prévient bien des blessures.

  2. Non, Marcel, pas tout à fait: Le radar météo bien réglé ( site d’inclinaison et échelle de détection ) ne détecte pas les zones de turbulences mais les cellules des nuages, les concentrations de ces cellules nuageuses, les cellules actives qui représentent un danger aéronautique et notamment les turbulences…,Pour des raisons évidentes d’économies les pilotes ont tendance à « tangenter » les zones à risques et parfois ben, ça suffit pas..A leur décharge, .Il existe aussi des turbulences difficilement détectables (appelées TAC)…J’ai quelques souvenirs désagréables notamment du coté du FIT (la ZIC)…

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