Le moins qu’on puisse dire c’est que là les généraux américains n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. Depuis le début de cette semaine la base américaine d’Elmondorf en Alaska vit au rythme de l’exercice Polar Force visant à démontrer toutes les capacités de l’US Air Force à repousser toute forme de violation de l’espace aérien souverain de cet état septentrional. Et pour cela l’aviation américaine a fait appel à son chasseur numéro 1, le F-22A Raptor dont une vingtaine d’exemplaires a été mobilisée. Ce sont d’autres avions militaires américains qui ont joué le rôle de l’aviation russe.

L’activité bat son plein à Elmondorf AFB.

Il faut dire que si au lendemain de l’effondrement soviétique en 1990 les affaires s’étaient un peu calmées dans le Pacifique nord entre Américains et Russes c’est reparti de plus belle depuis quelques mois. Les interceptions d’avions militaires russes flirtant avec l’espace aérien américain sont devenues monnaie courante. Et les Lockheed-Martin F-22A Raptor y sont bien souvent en première ligne. Et de temps en temps il s’agit même de s’opposer à la chasse ennemie.

Du coup l’exercice Polar Force mobilise des moyens très importants. Outre donc les vingt-quatre chasseurs de supériorité aérienne F-22A Raptor ce sont deux avions-radars E-3C Sentry et quatre avions-cargos C-17A Globemaster III que le 3rd Wing a déployé. Ces derniers assurent aussi bien le soutien logistique qu’opérationnel. Dans ce second cas les quadriréacteurs de transport stratégiques jouent le rôle des avions russes voulant violer l’espace aérien américain.
De plus le 168th Air Refueling Squadron, rattaché à l’Air National Guard, met à disposition ses KC-135R Stratotanker dans le rôle de stations-services volantes.

En face, pour simuler les avions russes nul besoin d’aller bien loin pour trouver des Agressors. Les General Dynamics F-16C Fighting Falcon du 18th Agressor Squadron sont stationnés à Eielson AFB. Pourquoi les décisionnaires de Polar Force s’en priveraient ? D’autres avions militaires américains basés en Alaska ont également su faire l’affaire. Les Lockheed C-130H Hercules du 144th Airlift Squadron ont très bien simulé les avions-cargos russes types Antonov An-12 ou encore Ilyushin Il-18. Enfin un biréacteur léger Learjet C-21A de liaisons a été également employé pour les intrusions de nuit via les couloirs aériens destinés aux avions commerciaux.
Et comme leurs homologues russes les avions américains volaient parfois avec le transpondeur éteint.

L’Elephant Walk.

L’un des points d’orgue de l’exercice a sans nul doute été l’Elephant Walk organisé ce mardi 26 mars 2019. Cette formation serrée sur le tarmac a permis d’admirer les vingt-quatre F-22A accompagnés d’un C-17A et d’un E-3C. Le moins qu’on puisse dire c’est que cela dégage une véritable impression de force brute. Et c’est un message fort envoyé à ceux qui voudraient attenter à la sûreté aérienne américaine dans ce coin reculé des États-Unis.

Photos © US Air Force.

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6 COMMENTAIRES

  1. Il y a la force de frappe militaire, mais aussi la puissance économique sur cette photo. Entre le prix de développement, d’achat par avion ainsi que d’entretien de cette flotte de 24 F-22 … c’est juste énorme.

  2. Chaque F-22, c’est près de 400 millions de dollars US !!

    Au juste pas de nouvelles des F-22 qui aurait été détruits par l’ouragan Michael lorsqu’il avait ravagé en octobre 2018 la Floride et donc la base de Tyndall. Des F-22 qui étaient en maintenance et donc hors d’état de voler, avaient été mis par précaution sous abris dans un hangar de la base aérienne, or le puissant ouragan avait soufflé cet hangar et retourné les F-22 qui y étaient abrités …

        • Ces gribouillages uniformisés, aseptisés et froids ne laisse pas de quoi faire rêver les amoureux que nous somme des belles livrés.
          En revanche, leurs performances sont sujettes à beaucoup de fantasmes….

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