C’est un palier capital dans l’histoire de ce mythique hélicoptère lourd. En ce début de mois de juillet 2019 la flotte des Sikorsky CH-53E Super Stallion en service dans l’US Marines Corps vient de franchir le cap du million d’heures de vol. Pas mal pour un hélicoptère de ce gabarit en service depuis 38 ans sous la cocarde américaine. Avec la recrudescence de ses engagements le Pentagone n’exclut pas que l’appareil franchisse la barre des deux millions d’ici son retrait prévu au plus tôt pour 2032.

Aujourd’hui ce sont cent-quarante-deux exemplaires qui servent encore dans l’US Marines Corps dans le rôle d’hélicoptères de transport lourd. Le Sikorsky CH-53E Super Stallion assure aussi bien des missions d’assaut et de manœuvres au profit des troupes américaines que de soutien logistique. Ils sont notamment employé pour les vols de type VERTREP là où la charge marchande est trop élevée pour les Sikorsky MH-60S Knighthawk de l’US Navy.

Mais surtout depuis 1981 les Sikorsky CH-53E Super Stallion sont de la plus part des engagements américains. On en a vu au Liban en 1983 mais également dans le golfe arabo-persique durant la guerre Iran-Irak ou encore bien sûr après l’invasion du Koweït par les forces de Saddam Hussein à l’été 1990. Puis dans les années 1990 tout s’est accélérer et dans les années 2000 et 2010 l’hélicoptère triturbine américain est devenu un habituel des cieux afghans et irakiens.
Récemment il participait à bord de l’USS Kearsarge au bras de fer entre Washington et Téhéran.

Beaucoup le prévoyait fini après l’entrée en service des convertiplanes de transport Bell / Boeing MV-22B Osprey. Ils ont eu tort, à tel point même que Sikorsky et le Pentagone lui ont donné un successeur sous la forme du nouveau CH-53K King Stallion. Mais même avec l’existence de cet appareil dernier cri le CH-53E Super Stallion a encore de beaux jours devant lui. Il devrait voler encore au moins treize ans dans les rangs de l’US Marines Corps.
Autant dire qu’il n’a pas fini de trainer sa sale gueule dans les cieux du monde entier.

CH-53E Super Stallion en vol au-dessus de la « ville qui ne dort jamais » : New York City.

En atteignant son cap des 1 000 000 d’heures de vol en service actif dans un seul pays le Sikorsky CH-53E Super Stallion entre dans un club très restreint. Il rejoint des appareils aussi légendaires que l’Aérospatiale SA.316B Alouette III, le Bell UH-1H Iroquois, ou encore le Mil Mi-8 Hip. Chacun a réussi sous la cocarde de son pays d’origine à voler autant avant d’être retiré du service.
Plus que jamais le Super Stallion est un hélicoptère légendaire. À défaut d’être un bel aéronef c’est toujours ça de pris.

Photos © US Navy.

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3 COMMENTAIRES

  1. Et bien moi,je le trouve très beau! mais les goûts et les couleurs…j’aimerai beaucoup voir des CH-53K voler un jour dans l’ALAT…et c’est un réel besoin!
    Bravo pour votre site que je consulte tous les jours!A+

  2. Idem,
    C’est une machine au caractère bien trempé ( normal chez les Marines), dégageant une sensation de bestialité et de puissance certaine, qui lui donne tout son charme; Une sorte d’hippopotame volant ..!! Voilà hippopotame volant !!!
    Bonnes réflexions….

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