L’affaire fait grand bruit en Australie. En quelques jours les administrations d’aviation civile australiennes, européennes, et néo-zélandaises ont décidé d’interdire de vol tous les monomoteurs de transport léger GippsAero GA8 Airvan se trouvant sur leurs territoires respectifs. Une décision similaire de l’aviation civile américaine est attendue d’ici peu, même si elle aurait des répercussions jusqu’à la défense des États-Unis. Cette série de décision fait suite à un écrasement fatal survenu ce dimanche 14 juillet 2019 en Suède.

Soyons très clair, même si quelques exemplaires ont été immatriculés en France, le GippsAero GA8 Airvan n’est pas chez nous le plus connu des avions de brousse. En fait en Europe il est surtout utilisé comme appareil de soutien par les écoles de parachutisme qui voient souvent en lui un avion bon marché, moderne, et disposant d’une capacité d’emport correcte pour son segment de marché.

C’est d’ailleurs dans un tel cas que le drame d’Umeå, au nord-est de la Suède. Peu après son décollage alors que l’avion se préparait à larguer ses huit parachutistes il a brusquement décroché. Il s’est écrasé au sol quelques secondes plus tard, tuant tous ses passagers et son pilote. Et dès ce vendredi 19 juillet 2019 les autorités aéronautiques européennes (la puissante European Union Aviation Safety Agency) annonçaient que le drame était dû sans doute à une usure prématurée de la structure de l’avion. Pour autant les enquêteurs européens et suédois continuent leurs investigations.

Dans la foulée de l’Union Européenne les administrations d’aviation civile australiennes et néo-zélandaises prenaient une décision similaire. Il faut savoir qu’actuellement soixante-trois GA8 Airvan sont immatriculés en Australie ; des avions qui volent quotidiennement.
Et c’est vers Washington que désormais les yeux se tournent. Un alignement de la Federal Aviation Administration est maintenant attendu, ce qui pourrait permettre d’envisager une interdiction de vol au niveau planétaire.

La situation américaine est pourtant quelque peu différente. Aux États-Unis les GippsAero GA8 Airvan sont surtout connus comme des avions de soutien aux opérations de recherches et sauvetages aussi bien en mer que dans les immensités désertiques. Ils volent sous la cocarde de la puissante Civil Air Patrol qui possède dix-huit exemplaires de ce monomoteur.
C’est d’ailleurs le plus gros avion évoluant aujourd’hui au sein de la CAP. Une interdiction de vol décidé par l’aviation civile aurait des répercussions sur l’activité des patrouilleurs.

Pour autant il n’est pas encore envisagé d’étendre cette interdiction au GA10. Ce dernier est une version allongée du GA8 et dotée d’un turbopropulseur en lieu et place du moteur à pistons. Les GA10 volent principalement en Australie.

Photo © Wikimédia commons.

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