Malgré ce qu’une certaine presse peu regardante sur la véracité des faits a pu écrire cette décision administrative n’a rien à voir avec le drame de Générac survenu le mois dernier. Ce dimanche 8 septembre 2019 la Sécurité Civile a décidé de clouer au sol l’intégralité de sa flotte de bimoteurs d’attaque anti-feu Conair Tracker. En cause l’affaissement du train d’atterrissage de l’avion numéro 12 alors qu’il se trouvait au roulage sur l’aéroport de Bézier-Cap d’Agde. Une suspension d’utilisation de ces avions bombardiers d’eau qui intervient au plus mauvais moment pour les pompiers volants français.

Le Tracker numéro 12 roulait sur le taxiway de l’aéroport de Bézier-Cap d’Agde en Occitanie quand pour une raison encore inconnu son train principal s’est affaissé brusquement. On ignore si cela a eu lieu sur le côté droit ou gauche de l’avion. Immédiatement il a été décidé de fermer la plateforme aéroportuaire à tout trafic aérien et de porter auprès du pilote de forts moyens de secours. À aucun moment cependant le risque d’embrasement de l’avion ne semble avoir existé.

Une enquête est immédiatement demandée, diligentée par la gendarmerie des transports aériens. Dans le même temps la Sécurité Civile décide, quelques heures seulement après l’incident de rappeler à sa base de Nîmes l’ensemble des six avions encore en état de vol. Une fois tous au sol la décision est annoncée : ils sont temporairement interdits de vol. Le ministère de l’intérieur veut désormais savoir s’il s’agit d’un incident structurel ou lié à un facteur externe.

Si c’est la première hypothèse qui est privilégiée par les enquêteurs et les experts, cela pourrait fortement remettre en question l’avenir des fameux bimoteurs rouges et blancs dans les rangs de la Sécurité Civile. Leur remplacement par les Bombardier Dash 8 étant désormais commencé, un retrait prématuré du service n’est plus à exclure. Une hypothèse extérieure comme un défaut de piste ou un objet demeuré sur celle-ci n’est pourtant pas écarter. Le drame du Concorde de Roissy CDG en juillet 2000 est encore dans les têtes de tous les enquêteurs de l’aviation civile partout dans le monde.

Quoiqu’il en soit l’enquête devra si possible être rapide afin de pouvoir, le cas échéant, dédouaner l’avion dans l’incident et permettre aux six exemplaires encore en état de vol de reprendre leurs attaques du feu. Car en cette première quinzaine de septembre l’arc méditerranéen brûle toujours autant, et les Tracker sont parmi les premiers à combattre le feu depuis le ciel.
Nous sommes nombreux je pense à espérer très vite leur retour dans la bataille pour protéger notre environnement !

Photo © Keypublishing.

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