Il n’est pas encore fin prêt mais cela commence à y ressembler. En cette mi-octobre 2019 la Royal Navy et la Royal Air Force débutent conjointement une série d’essais à la mer autour du porte-avions de nouvelle génération HMS Queen Elizabeth. Six avions de combat furtifs Lockheed-Martin F-35B Lightning II ont été déployé à bord et subissent toute une batterie de tests. Il faut dire que la première croisière opérationnelle est attendue pour l’année prochaine.

F-35B Lightning II sur le pont d’envol du navire britannique.

Et c’est donc à proximité des côtes britanniques que durant cinq semaines les militaires de Sa Majesté vont s’exercer. Il n’est ici nullement question de valider le fait que le Lockheed-Martin F-35B Lightning II soit capable d’être embarqué sur un navire de guerre, cela a déjà été fait il y a longtemps avec l’aide de l’US Navy. C’est bel et bien sa compatibilité avec le HMS Queen Elizabeth et les capacités réelles de ce navire qui sont ici testées. Et ce n’est pas une mince affaire.

Pendant cinq semaines donc les six avions furtifs vont être soumis à divers essais de décollages et d’appontages, sous toutes les conditions météorologiques possibles. Ces opérations auront évidemment lieu de jour comme de nuit. Londres doit être sûre que son nouveau porte-avions est paré pour entrer en service en 2020.

Afin d’y prendre part l’état-major de la RAF a décidé de faire appel à six F-35B Lightning II appartenant à deux unités très différentes. Les trois premiers ont spécialement traversé l’Atlantique nord (et le territoire des États-Unis) puisqu’ils appartiennent au N°17th Squadron, une unité de tests et d’évaluation stationnée actuellement à Edwards AFB en Californie.
Les trois autres font partis de l’effectif du N°207th Squadron, actuellement en charge de la transformation opérationnelle de tous les pilotes mais également de la formation des armuriers et mécaniciens.

Ces derniers d’ailleurs font largement partis du voyage. Ils doivent en effet valider le fait de pouvoir travailler dans les meilleures conditions à bord du HMS Queen Elizabeth et de ses hangars. Les armuriers eux-aussi réaliseront des essais avec toute la panoplie de bombes et de missiles qu’emportent ces avions furtifs.

Pour l’instant les essais ont lieu avec une mer assez calme et une météo clémente.

Cette série d’essais est selon les militaires britannique l’ultime procédure avant la mise en service opérationnelle d’ici quelques mois. Lorsqu’il prendra la mer pour la première fois le HMS Queen Elizabeth devra pouvoir embarquer entre douze et vingt-quatre F-35B Lightning II mais également des hélicoptères navals Merlin HM.2 et Wildcat HMA.2.
À terme des moyens de transport seront aussi déployés à bord.

Pour mémoire et afin d’éviter toutes confusions ce porte-avions ne porte pas le nom de l’actuelle souveraine du Royaume-Uni. Il rend hommage à la reine Elizabeth I, qui vécut de 1533 à 1603. La fille de Henry VIII régna de 1558 à sa mort. Elle est considérée par les Britanniques comme l’un des ciments de leur pays.
L’actuel navire est le second à porter son nom après un cuirassé lancé en 1914 et désarmé en 1948. Au sein de la Royal Navy il participa donc aux deux conflits mondiaux.

Photos © UK Ministry of Defense.

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12 COMMENTAIRES

    • C’est plus compliqué que ça Dimitri. La Royal Navy a toujours eu ses propres chasseurs. on se souvient des Seafire, Sea Vixen, ou encore Sea Harrier pour ne citer qu’eux. Actuellement les seuls F-35B en dotation au sein de l’aviation britannique sont ceux de la RAF. L’aéronavale ne touchera les siens qu’à partir de 2023. Grosso modo un an plus tard on pourra considérer que ces avions seront embarqués sur le HMS Queen Elizabeth.

  1. C’est pas la même organisation organique et opérationnelle que chez nous..Si mes souvenirs sont bon , tout ce qui vole est organiquement RAF mais si détachement sur PA ça passe sous contrôle OPS de l’Amirauté britannique..

  2. Autre différence ( pour être complet sur l’Aéronavale british) les patmar ( Poseidon) sont RAF contrairement aux ATL2 ( et autres ) qui sont Marine chez nous…

  3. Bien qu’on soit sur un blog aéro et non pas naval, je m’interroge sur les portes avions. Ceux-ci ont remplacé les croiseurs lourds devenus trop vulnérables après Pearl Harbor et la deuxième guerre mondiale.
    Est ce que aujourd’hui ils ne sont pas à leur tour devenus trop vulnérables faces aux missiles hypersoniques chinois (Donfeng) où aux torpilles à cavitation russes (Chkval). Je ne vous dit pas l’avantage symbolique décisif de celui qui coulera le premier les porte avions de l’autre! 3,5 miliard le porte avion plus les avions à 1 miliards,

    • @Bobo: les gros croiseurs ou cuirassés n’ont plus d’utilités de nos jours, c’est pas une question de vulnérabilité.
      Aujourd’hui on cherche pas à raser une zone avec des abus, mais plutôt des frappes « chirurgicales », comme on dit.
      Pour les porte-avions il faut savoir qu’il n’est pas fait pour combattre directement (je veut dire qu’il n’a pas de tourelle ou autre) mais il a bien des défenses et surtout il est escorté par d’autres bâtiments.

  4. Je m’interroge sur ce porte avion.
    Il a deux centres de commandes au lieu d’un habituellement et une seule rampe de lancement.
    En général il y a le catapultage à l’avant et la partie atterrissage en diagonale.
    Est ce que qq’un connaît la raison de ce type d’architecture?

    • Sur les porte-avions il y a la passerelle et le centre des opérations aériennes qui sont dans deux pièces différentes donc séparés, les britanniques ont poussés le raisonnement plus loin en les mettant dans deux ilots séparés.

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