L’avionneur de Seattle n’en finit plus d’enregistrer des incidents graves sur son célèbre biréacteur mono-couloir. Ce mercredi 13 novembre 2019 à la mi-journée un Boeing 737-800 appartenant à la compagnie japonaise à bas coût Skymark Airlines a vu un de ses réacteurs exploser partiellement durant sa phase ascendante. L’équipage a réussi à ramener l’avion sans encombre à son aéroport de départ. Une enquête a été ordonnée par les autorités aéronautiques japonaise sur toute la flotte de la compagnie.

Il est 12 heures 35, en heure locale, quand le vol SKY505 s’élance depuis l’aéroport international de Fukuoka dans le nord de l’île japonaise de Kyushu. Il a 142 passagers et membres d’équipage à son bord. L’avion doit rallier en deux heures l’aéroport international de Naha sur l’île d’Okinawa. C’est un vol régulier pour la compagnie à bas coût Skymark Airlines et le Boeing 737-800 immatriculé JA73AB qui l’effectue est un avion parfaitement adapté à cette desserte intérieure.

Une demi-heure environ après le décollage, alors que l’avion grimpe en altitude et survole l’océan Pacifique, le commandant de bord est alerté d’un incident grave sur l’un des deux réacteurs de l’avion. Des passagers en cabine disent même alors avoir vu une forte émission de fumée noire depuis l’arrière du réacteur ainsi que ressenti plusieurs secousses assez lourdes. Quelques minutes plus tard un message du cockpit informe les passagers que l’avion retourne à son point d’origine, l’aéroport de Fukuoka.
Sur place tout est prévu pour accueillir le Boeing 737-800 qui ne vole plus que sur un seul réacteur. Le trafic aérien a été détourné, et la piste 16/34 fermée. Les services de secours alertés en temps réel patientent le long du tarmac avec véhicules anti-incendies et ambulances.

En cabine les personnels navigants commerciaux informent les passagers sur les manœuvres d’évacuation alors que l’avion s’approche du seuil de piste. À 13 heures 41 l’avion touche le sol et son pilote réussit un atterrissage sans trop de secousses. Quelques secondes plus tard, une fois immobilisé, ses toboggans d’urgence se déploient et les passagers évacuent l’avion sous la protection des équipes de secours. Aucun blessé n’est à déplorer.

Peu après 14 heures l’avion est tracté vers une zone technique de l’aéroport et le trafic aérien ré-ouvert. Il a impacté quatorze vols commerciaux, obligeant à des déroutements ou des retards de départ. Tous les passagers récupèrent leurs effets personnels au plus tard en fin d’après-midi.
Une enquête a été ordonné par l’administration de l’aviation civile japonais mais également par le transporteur. Skymark Airlines est une compagnie aérienne japonaise assurant un service intérieur à bas coût. Sa flotte est composée de vingt-neuf Boeing 737-800.

Même si cet incident ne semble absolument pas lié avec celui affectant actuellement certain Boeing 737NG, donc des 737-800, il tombe au pis moment pour l’avionneur américain. Boeing est toujours englué dans le scandale du logiciel MCAS du 737 Max, et ce nouveau coup dur vient assombrir encore un peu plus l’avenir de son avion à succès. Surtout il touche une compagnie aérienne ayant rationalisée sa flotte aérienne autour de ce biréacteur après avoir utilisé dans le passé d’autres modèles, dont certains produits par Airbus.

Photo © Wikimédia Commons.

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Cela semble plus un souci pour le motoriste de Boeing que pour Boeing lui-même, non ? Bien que pour le public, le constructeur de l’avion est bien souvent assimilé au motoriste, il n’en reste pas moins que ce sont deux choses séparées. Ca fait certes mauvais genre mais pour une fois, l’avionneur de Seattle me semble hors de cause (du moins d’après ce qui est relaté dans l’article).

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