C’est un sérieux coup dur pour les militaires sud-coréens. Ce mardi 5 novembre 2019 la Republic Of Korea Army a décidé de clouer au sol les cent-dix hélicoptères d’assaut et de manœuvres KAI KUH-1 Surion qu’elle possède. Il s’agit d’une mesure conservatoire après l’atterrissage en urgence d’un appareil survenu la veille tout près de la zone démilitarisée inter-coréenne. L’enquête et l’expertise sont confiée à une équipe mixte civile et militaire.

L’appareil à l’origine de cette décision réalisait une mission de servitude au profit des forces implantées en bordure de la zone démilitarisée inter-coréenne.
Pour mémoire cette mince bande de terre de 249 kilomètres de long sur quatre de large assure la séparation entre la Corée du Nord et la Corée du sud depuis l’été 1953. De part et d’autre de cette zone les forces armées nord-coréennes et sud-coréennes se font face. À l’intérieur aucune arme n’est tolérée.

L’hélicoptère KAI KUH-1 Surion en question aurait été victime d’une panne grave au niveau de la motorisation ou bien de la tête de rotor. Selon son équipage d’importantes vibrations se sont fait ressentir dans tout l’appareil. Aussitôt le pilote a décidé de poser sa machine dans le district de Yanggu situé dans le nord-est du pays. À aucun moment par contre l’équipage ou les passagers ne se sont sentis en danger, si on en croit l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

C’est le second incident grave que connait la flotte des hélicoptères indigènes de transport et d’assaut, après l’écrasement d’un appareil survenu en juillet 2018 durant un vol d’essais. À l’époque les cinq membres d’équipage à bord étaient décédés. Après avoir envisagé une cause mécanique c’est une erreur humaine qui fut jugée à l’origine du drame.
Actuellement cent-dix exemplaires sont en dotation dans les rangs sud-coréens, sur un total prévu de deux-cent-quarante-cinq machines commandées.

En attendant la reprise des vols ce sont donc les derniers Bell UH-1N Twin Huey et les plus récents Sikorsky UH-60P Blackhawk qui assurent les missions au quotidien. Pour autant le gouvernement sud-coréen pousse les enquêteurs à travailler au plus vite, car il en va de la réputation du constructeur Korean Aerospace Industries.

Photo © KAI.

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