Beaucoup espéraient que des hélicoptères de facture européenne viendraient remplacer les machines soviétiques dans la Vzdušné síly armády Ceské republiky, mais ses finances ne le permettent pas. C’est donc une commande 100% destinée à l’hélicoptériste nord-américain Bell Helicopter que le ministère tchèque de la défense a passé ce vendredi 13 décembre 2019. Elle se compose de huit hélicoptères de transport d’assaut UH-1Y Venom et de quatre d’attaque au sol AH-1Z Viper. Elle relance donc les deux biturbines américains que certains disaient déjà obsolètes.

Alors certes avec douze hélicoptères seulement on est loin du compte. Mais à Prague comme ailleurs dans les pays jadis placés sous le joug de Moscou on sait bien que les contrats d’occidentalisation des moyens de défense ne se feront jamais au nombre exact. Ils avaient été fourni par une économie planifiée et sont désormais remplacés selon les règles du marché.
Si le compte pourrait y être en ce qui concerne les neuf plus vieux Mil Mi-8/Mi-17 Hip remplacés par huit Bell UH-1Y Venom il en est tout autrement du côté des hélicoptères de combat. Car même avec la meilleure des volontés il est difficile d’envisager que quatre AH-1Z Viper puissent réellement succéder à dix-sept Mi-24.

Ce contrat a pris un peu plus de deux ans et demi à se finaliser. Entre le premier accord de principe formulé en octobre 2017 autour des UH-1Y Venom et celui de mai 2019 pour les AH-1Z Viper il a fallu attendre qu’en ce mois de décembre 2019 le gouvernement fédéral américain donne son feu vert. Et ce qui a fait basculer la balance dans le sens des Tchèques c’est leur appartenance depuis vingt ans à l’OTAN. Prague a en effet rejoint l’alliance atlantique au printemps 1999. Cette dernière va d’ailleurs participer au financement de l’achat de ces douze hélicoptères militaires.
Un avenant au contrat doit spécifier début 2020 l’exactitude de la commande d’armement pour ces machines.

Le constructeur Bell Helicopter de son côté annonce que tous les hélicoptères seront fabriqués et livrés entre le premier semestre 2023 et le second semestre 2024. Dans cinq ans donc l’aviation tchèque disposera de sa pleine dotation en machines de ce genre.
Après le contrat émirati signé au printemps 2018 l’AH-1Z démontre qu’il a encore toutes ses chances face à des concurrents souvent considérés comme plus modernes. C’est peut-être justement sa rusticité qui fait la différence. Il est à signaler que depuis un an et demi la Roumanie négocie également un contrat similaire à celui de la Tchéquie.

Photo © US Navy.

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5 COMMENTAIRES

  1. Donc, le contrat qui devait porter sur 8 UH60M et finalement remplacé par 8 UH1Y.
    C’est bien ça ? C’est un peu normal, je pense que le UH1 coûte moins chère que le UH60.

    Pouvez vous en dire plus sur le contrat Emirati du printemps 2018 ?
    Merci, parce que je ne suis même pas au courant ?
    Pouvez vous dire le nombre ?

    • Vous n’êtes tout simplement pas sur un forum Stéphane, mais sur un site ouvert aux commentaires. La différence est énorme.

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