Le remplacement de ces monoturbines est plus que jamais devenu une nécessité pour les militaires nippons. Ce vendredi 7 février 2020 la Rikujō Jieitai a enregistré un nouvel accident impliquant un de ses Fuji UH-1J Iroquois. C’est surtout le troisième en moins de vingt-quatre mois au sein des forces terrestres japonaises. Et beaucoup se demandent désormais combien de temps encore ces machines pourront continuer à voler dans ces conditions, notamment en raison de leurs pannes à répétitions.

C’est peu après son décollage de sa base d’Asahikawa sur l’île d’Hokkaïdo au nord du Japon que le Fuji UH-1J Iroquois appartenant à l’Hikotai 2 s’est écrasé. Il réalisait un vol d’entraînement et simulait une série de posées d’assaut quand pour une raison encore mal connue il a chuté d’environ dix mètres avant de se coucher sur le flanc droit. Dans le choc le rotor principal s’est brisé. Deux membres d’équipage seulement se trouvaient à bord : le pilote et son copilote. Ce dernier souffre d’ailleurs d’un traumatisme de la face, mais ses jours ne sont nullement en danger.
Les enquêteurs de la Japan Ground Self Defense Force s’orientent vers la piste météorologique en raison de la tempête de neige qui sévissait alors sur le nord et l’ouest de l’île. Le pilote avait d’ailleurs fait part de fortes bourrasques de vent quelques minutes avant le crash. Celui-ci est survenu à 9 heures 35 du matin, en heure locale. Pour autant une cause technique est loin d’être impossible, selon plusieurs médias japonais.

Cet accident pourrait n’être qu’un cas isolé. Ce n’est malheureusement pas le cas. En l’espace de vingt-trois mois c’est le troisième accident de ce type. Dans des conditions assez similaires, à la différence près que la météo était moins exécrable, un autre Fuji UH-1J Iroquois s’était écrasé lors d’un vol d’entraînement le 21 juin 2019 au matin. Là encore l’hélicoptère de l’armée japonaise assurait une mission d’entraînement. Subitement il s’est écrasé, cassant au passage son rotor anti-couple. Les deux membres d’équipage ne furent sur ce coup là pas blessés et les enquêteurs conclurent qu’il s’agissait d’une usure prématurée de plusieurs éléments hydrauliques de l’hélicoptère qui était à l’origine de l’accident.
En fait ils ne furent pas réellement surpris, ils connaissaient déjà ce problème. L’usure des éléments hydraulique était à l’origine d’un crash survenu le 29 mars 2018 alors qu’un hélicoptère similaire assurait une mission de lutte contre les incendies de forêts. Lors d’une phase de ravitaillement en carburant et alors que l’hélicoptère allait se poser plusieurs indicateurs signalèrent au pilote une panne hydraulique majeure. L’appareil s’affaissa alors rapidement et heurta le sol après une chute de sept mètres. Trois des quatre membres d’équipage furent blessés. Les enquêteurs découvrirent là encore que le système hydraulique souffrît d’une usure prématurée.

Désormais dans l’archipel nippon les Fuji UH-1J Iroquois ont de moins en moins la côte. Leur remplacement est attendu pour les mois à venir, et il sera un véritable ouf de soulagement pour bon nombre de mécanos et équipages. Et sans doute un peu aussi pour leurs familles et proches.

Photo © JGSDF

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