Malgré l’exploit ce vol record ne sera pas réitéré. Ce lundi 16 mars 2020 au matin un Boeing 787-9 Dreamliner appartenant à la compagnie aérienne Air Tahiti Nui a réalisé un vol sans escale entre Papeete et Paris. Avec une distance parcourue de 15715 kilomètres il s’agit du plus long vol commercial intérieur de l’histoire de l’aviation. Une prouesse que l’on doit à l’interdiction d’entrer sur le territoire américain des ressortissants européens.

Même si on ignore le nombre de passagers se trouvant à bord de ce vol TN064 l’avion était configuré pour 294 sièges en trois classes différentes. Il est parti de Papeete ce dimanche 15 mars 2020 à 3 heures 10 et s’est posé à Paris Charles de Gaulle à 5 heures 54 ce lundi 16 mars. Un vol d’un peu mois de 16 heures 45 qui fait entrer Air Tahiti Nui et (une fois encore) le Boeing 787 Dreamliner dans l’histoire aéronautique.

Et en partie cet exploit est dû à deux facteurs bien distincts : le coronavirus Covid19 et le président des États-Unis Donald Trump. En fait le second facteur découle du premier. Pour mémoire il y a quelques jours le locataire du bureau ovale avait décidé de manière unilatérale d’interdire l’accès des avions européens aux aéroports américains. Cela faisait suite à l’épidémie du Covid19 sur le vieux continent. Résultat l’aéroport de Los Angeles devenait inaccessible aux avions commerciaux reliant Tahiti à la métropole. D’où l’idée de ce vol historique.

Pour autant cela ne deviendra pas une habitude. Tout le temps que les États-Unis interdiront l’accès à nos avions l’escale technique d’Air Tahiti Nui se fera sur un autre territoire français : l’aéroport Guadeloupe – Pôle Caraïbes sur la commune des Abymes tout près de Pointe-à-Pitre. Une escale qui durera environ deux heures. Elle se fera dans les deux sens.

Mais dès l’espace aérien américain réouvert aux avions européens, et donc français, les vols entre la métropole et Tahiti feront de nouveau escale en Californie. Les passagers américains représente une part importante de la clientèle d’Air Tahiti Nui, que ce soit pour rejoindre Papeete dans un sens ou Paris dans l’autre. L’escale guadeloupéenne n’est donc que temporaire.

Photo © Wikimédia Commons.

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