L’information a été révélée directement par les dirigeants de Lockheed-Martin, la maison-mère de l’hélicoptériste Sikorsky. Les trois premiers hélicoptères de combat naval MH-60R Seahawk construits pour les besoins de l’Inde lui seront versé avant les fêtes de fin d’année. La crise sanitaire ne semble donc pas avoir impacté ce contrat signé l’an dernier pour un montant de 2.3 milliards d’euros. À terme ils doivent permettre de remplacer des machines de facture britannique et russe.

Pourtant le contrat prévoyait initialement des livraisons échelonnées entre 2022 et 2025. Il n’en sera donc rien puisque celles-ci vont durer sur moins d’une année entière. Neuf mois environ entre novembre 2020 et juillet ou août 2021 pour un total de vingt-quatre machines.
Le rythme dans les premiers mois de l’année prochaine risque de s’avérer effréné.

Assez différent des Sikorsky MH-60R Seahawk que l’on rencontre généralement sur les bâtiments de guerre de l’US Navy ces hélicoptères indiens disposeront d’une avionique propre. Et celle-ci tournera autour du radar AN/APS-153 préféré à l’AN/APS-147 habituel.
Niveau armement on savait déjà que les Indiens avaient fait le choix de la roquette guidée APKWS et du missile antichar AGM-114 Hellfire, aux capacités antinavires confirmées. Désormais Lockheed-Martin reconnait que le contrat englobe également la torpille légère Mk-54 pour les missions anti-sous-marines.

Les futurs Sikorsky MH-60R Seahawk sont destinés au remplacement des vénérables Westland Sea King Mk-42B britanniques et des Kamov Ka-28 livrés au début des années 1990 par la jeune Russie. Ces hélicoptères serviront principalement à bord de trois classes de navires de facture indigène. Ce sont les destroyers de classe Delhi et Kolkata, et les frégates de classe Shivalik. Ces deux derniers types de navires sont considérés comme furtifs et destinés à des missions de longue durée.

Ce nouveau délai de livraison des hélicoptères de facture américaine permettra ainsi aux Indiens de retirer plus rapidement du service ces deux types de machines, désormais obsolètes. La presse indienne, toujours aussi puissante, s’est faite l’écho de l’annonce de Lockheed-Martin et s’en félicite. Avec ces nouveaux appareils la marine indienne peut largement faire jeu égal avec son adversaire chinoise. Enfin elle le pourra dans quelques mois.
Affaire à suivre.

Photo © US Navy.

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