Elle s’appelle Irini et est menée par l’EuroMarFor, la force navale européenne. Cette mission internationale permet d’assurer le contrôle du respect de l’embargo sur les armements envers du territoire libyen. Et depuis cette mi-juillet 2020 donc un avion de surveillance maritime Falcon 50M français assure une partie des opérations depuis le ciel. Le triréacteur de la Marine Nationale est un véritable plus dans ce genre d’actions.

Pour des raisons de commodités l’avion de la Flottille 24F n’a pas décollé de sa base bretonne de Lann-Bihoué. Il avait été spécialement prépositionné à Hyères dans le Var. Après un rapide vol de transit le Dassault Aviation Falcon 50M s’est retrouvé au large des côtes libyennes. Ainsi durant trois heures il a pu observer et cataloguer tous les bateaux et navires de tous tonnages qui croisaient aux alentours. Des simples barques de pêcheurs aux bâtiments de guerre appartenant à la Turquie rien ne lui a échappé.

Durant toute la mission le triréacteur français opérait en liaison radio constante avec la frégate grecque Hydra navigant à proximité. L’équipage de l’avion lui a transmis les informations concernant les embarcations repérées.
Dans le même temps les deux photographes embarqués à bord de l’avion de surveillance maritime ont pris plusieurs dizaines de clichés qui seront une fois analysés transmis à l’état-major de la mission Irini à l’EuroMarFor. Une bonne manière d’en savoir plus sur les navires suspectés par l’Union Européenne de violer l’embargo sur l’armement à destination de la Libye. Dans ce pays aux infrastructures aéroportuaires défaillantes la voie maritime demeure la meilleure manière de recevoir des marchandises, et notamment armes et munitions.

À l’issue de sa mission l’avion français est retourné vers sa base de départ, non sans avoir auparavant fait une escale technique en Sicile. L’île italienne a permis à l’équipage français d’avitailler en carburéacteur. Au total la mission a duré huit heures pour les personnels de la Flottille 24F et leur avion.
À l’avenir il est question que cet avion, ou une machine similaire, reproduise de nouveau ce type de vol. Affaire donc à suivre.

Photo © ministère des Armées.

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5 COMMENTAIRES

  1. Et j’espère que ça ne lui a pas échappé non plus le cargo turc Cirkin battant pavillon tanzanien et changeant son marquage de coque et son nom pour faire des aller et retours de méditerranée.

    • Je suis entièrement d’accord! Les upgrades et la guerre des ondes sont des éléments parfois sous-estimé…
      (Un Falcon mis à jour régulièrement et bardé de différents capteurs offre des renseignements importants/ vitaux.)

      Je me dis juste qu’avec le bombardement d’une base turque en Lybie, le pauvre Erdogan ne sait absolument pas, qui à mis le holà à certaines de ses ambitions…
      Frappe dissuasif et furtive. Je vois très bien à Falcon jouer à ce genre de « jeu ».
      Surveillance et police effectivement, n’empêche qu’on est toujours plus attentif à un policier équipé de scalp…^^

      Ce n’est que mon avis, et encore. Je ne développe pas sur l’hydre que serait un Falcon furtif, navalisable, à capacités anti-satellites, dronisable a la façon « camion à bombes/missiles pour rafale », etc… n’empêche que j’apprécie beaucoup notre matos, même si on veut toujours mieux;)

      Ps: merci pour tes articles. J’apprend regulierement beaucoup de choses;)

  2. J’avoue rêver doucement d’un Falcon couplé à de l’Exocet/SCALP…
    « Déjà vu », mais très pertinent et dissuasif (demander à l’irak/iran…)
    On a le talent, la technique, la technologie!

    (Oui je sais que nos pointus en ont largement les capacités et le risque de doublons ne vaut peut-être pas le coup de l’investissement… mais dans un ciel « sous contrôle » pourquoi pas…)

    • C’est surtout que les missions du Falcon 50M ne nécessitent pas le moindre armement. La surveillance maritime et la police maritime ne sont par des opérations armées. Il vaut à mon sens mieux renforcer l’avionique. Non ?

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