Cette manœuvre est passée relativement inaperçu outre-Atlantique. Des éléments de la garde nationale de l’état de New York ont réalisé une série de catapultages et de vols de drones de reconnaissance RQ-7B Shadow. Il ne s’agissait pas de s’exercer au repérage de troupes ennemies ou de caches terroristes mais d’appui aux soldats du feu. Ce territoire américain comme tant d’autres subit de plein fouet le réchauffement climatique et adapte ainsi ses moyens militaires.

Le drone RQ-7B Shadow.

Au sein de l’US Army le drone AAI RQ-7 Shadow est de plus en plus en train de perdre du terrain vis à vis du General Atomics MQ-1C Grey Eagle. Ce dernier bien plus moderne et endurant peut en outre mener des missions armées, ce que ne peut pas le Shadow. De ce fait il est de plus en plus souvent redéployé au sein des unités de la garde nationale.
Et dans l’état de New York les femmes et les hommes du 152nd Brigade Engineer Battalion semblent lui avoir trouvé un rôle nouveau.

Ce mardi 28 juillet 2020 en effet ils ont réalisé une série de manœuvres et de démonstration depuis les installations de Fort Drum à la frontière canadienne. L’objectif était de valider le concept d’emploi de ces avions sans pilotes afin de repérer des sources de chaleurs en zone forestière et ainsi prévenir tout risque de départs de feux. Pour cela des pots dits «chauds» ont été dispersés aux alentours. Une fois l’alerte donnée un drone a été catapulté et envoyé sur la zone supposée.

L’exercice était rendu encore plus délicat par l’écrasante chaleur qui régnait alors dans la région. Le thermomètre affichait 32°C sous abri lors du lancement du RQ-7 Shadow. Pour autant il a rapidement repéré les premières cibles et transmis les images à sa base. Pour corser l’exercice certains pots ont été enterrés ou cachés sous des feuilles et branchages. De la rigolade évidemment pour la caméra thermique couplé au FLIR du drone américain.
Si l’exercice n’a duré que deux heures la garde nationale de New York assure que son engin peut demeurer sur zone environ sept heures, et même être redirigé à la demande des pompiers ou des pilotes d’avions bombardiers d’eaux.

Une équipe de quatre militaire suffit pour mettre en œuvre cet avion sans pilote.

Il s’agit peut-être là d’une nouvelle vie pour ces drones vieillissants. Aux États-Unis la notion de service public dans les armées est nettement moins présente qu’en Europe, et notamment qu’en France ou qu’au Royaume-Uni. Ce genre d’initiative pourrait faire changer les choses.

Photos © New York Army National Guard.

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