C’est un chiffre très attendu tous les ans au moment de la première quinzaine d’avril. Pour l’année fiscale 2020 le Japon a reconnu avoir subi un total de 725 violations de son espace aérien souverain. Majoritairement ce sont les aviations chinoises et russes qui s’en sont rendues coupables. Les chiffres sont cependant en nette baisse vis à vis de l’année précédente, la crise sanitaire du Covid-19 n’y étant pas pour rien.

Il est courant de répéter que la chasse japonaise est la plus active du monde. Et cela se vérifie encore cette année. En effet durant l’année fiscale 2020, qui a couru du 1er avril 2020 au 31 mars 2021, les avions de combat nippon ont été engagé dans un total de 725 missions d’interception et/ou d’identifications d’avions ennemis. Il est à signaler que depuis l’an dernier les chasseurs japonais n’interviennent plus que lorsque la violation d’espace aérien est confirmée. Les avions étrangers pénétrant dans l’ADIZ, la zone d’identification de défense aérienne, ne sont plus comptabiliser. Ce qui fait baisser de manière substantielle le chiffre de violations. De 947 durant l’année fiscale 2019 il est passé donc à 725 l’an dernier.
Les autorités de Tokyo indiquent également que la crise pandémique du Covid-19 a sensiblement fait baisser les missions des avions chinois, moins par contre des avions russes.

Dans les faits donc en 2019 le Japon avait enregistré 675 missions de sa chasse face à la force aérienne chinoise contre «seulement» 458 en 2020. Dans le même temps les opérations contre l’aviation militaire russe sont passées de 268 à 258, une baisse qui n’a donc rien de significatives ! Les neuf missions restantes pour l’année 2020 concernent en fait des interceptions considérées comme normales ou non hostiles, notamment trois de la part d’avions militaires américains ayant eu des pannes radios.

À Tokyo l’état-major de la Kōkū Jieitai indique que selon ses renseignements et analyses la présence grandissante de chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-35A Lightning II n’est sans doute pas étrangère à cette baisse d’activité de l’aviation chinoise. Pour autant 81% des missions d’interceptions japonaises sont menées par les Mitsubishi F-15CJ/DJ Eagle.
Les Mitsubishi F-2A participent également aux missions air-air, notamment dans le sud du pays.

Photo © Japan Air Self-Defense Force.

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4 COMMENTAIRES

  1. De toutes façons, dans l’acte de capitulation du 2 septembre 45, il était clairement stipulé que le Japon ne devait plus se doter d’une armée. Il est inacceptable que cette nation criminelle possède des avions de combat dernier cri.

    • S’il vous plait Lorré Marc vous allez éviter les commentaires comme « nation criminelle ». Le Japon de 2021 et celui de 1941 n’ont plus rien à voir. Et ensuite la création des forces d’autodéfense japonaises a été entériné par le conseil de sécurité de l’ONU dès la seconde moitié des années 1950 comme cela fut le cas pour les deux Allemagnes.
      À l’avenir nous vous demanderons d’être plus mesuré.

      • Surtout que si on suit cette logique le Viêt-Nam/Cambodge/Laos, l’Algérie, la moitié de l’Afrique noire, une partie des Antilles et de la Polynésie pourrait tout aussi bien nous donner le même sobriquet.
        Laissons le temps faire son œuvre et offrir le droit à l’oubli afin de ne pas avoir à payer pour les erreurs des nos grands-parents/arrière-grands-parents/arrière-arrière… etc…

  2. Attention, ADIZ et espace aérien souverain, sans vouloir venir diminuer l’importance du défi sinorusse posé aux FAAD, sont deux choses distinctes. L’espace aérien souverain, c’est 12 MN de la côte à la verticale des eaux territoriales. Libre ensuite à l’armée en question de mettre en place des ADIZ dans les zones qu’elles considèrent comme importantes pour sa sécurité. Le pb se duplique à TW (avec une ADIZ étendue au Fujian), qui comme le JPN s’est épuisé à intercepter chaque intrus.

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