L’accident a soulevé pas mal d’interrogations tout à fait légitimes mais aussi un flot impressionnant d’informations toutes plus approximatives les unes que les autres de la part des médias généralistes. Ce vendredi 2 juillet 2021 au petit matin un avion-cargo civil Boeing 737-200 appartenant à la compagnie aérienne américaine TransAir s’est abîmé au large de l’île hawaïenne d’Oahu. L’équipage tentait de ramener son avion à son point de départ après un ennui mécanique. Ce sont les enquêteurs fédéraux du National Transport Safety Board, assistés des personnels de l’US Coast Guard, qui sont en charge des investigations.

C’est à 1 heure 33 du matin, en heure locale, que le Boeing 737-200Advanced Cargo a décollé depuis la piste 08R de l’aéroport international d’Honolulu. Chargé de fret et avec un pilote et un copilote à son bord le biréacteur prenait la direction de l’aéroport régional de Kahului. Tous deux se trouvent dans l’état insulaire d’Hawaï. Il s’agissait d’un vol charter fréquent pour les équipages de Trans Executive Airlines of Hawaii, ou TransAir. À 1 heure 38 alors que l’avion survolait déjà l’océan Pacifique le commandant de bord a avisé par radio le contrôle aérien d’un grave incident mécanique sans plus de précision.
Décision fut prise de ramener le Boeing 737 à Honolulu, en urgence.

Sur le tarmac de l’aéroport les véhicules anti-incendies ainsi que les ambulances sont prévenus et décalent immédiatement. Dans le poste de pilotage la maîtrise est là, l’avion fait demi-tour mais ne réussira jamais à atteindre l’aéroport. À neuf kilomètres au sud de la côte d’Oahu le pilote décide de faire amerrir son avion. Il est 1 heure 45. Le choc est rude et les deux membres d’équipages sont grièvement blessés.
Immédiatement les services de secours se déploient. Un hélicoptère de sauvetage American Eurocopter MH-65D Dolphin de l’US Coast Guard est déployé sur la zone de l’accident. Grâce à son puissant phare de recherches il éclaire le site tandis que son plongeur embarqué rejoint les deux membres d’équipage et les prépare à l’évacuation.

L’un des deux membres d’équipage a été hélitreuillé à bord du Dolphin tandis que son collègue a été évacué par un canot semi-rigide du Honolulu Fire Department, les pompiers locaux. L’avion a ensuite coulé lentement. Il gît désormais à une dizaine de mètres de profondeur.

Contrairement à ce que trop de médias ont pu raconter cet accident n’a strictement rien à voir avec le scandale du 737 Max ! L’avion incriminé, porteur de l’immatriculation civile N810TA est une machine construite en 1975 et faisant partie de la première génération du célèbre biréacteur monocouloir.
Si seulement les médias généralistes pouvaient commencer à arrêter de raconter n’importe quoi dès lors qu’il s’agit d’aéronautique, on ferait de grand pas pour les recrédibiliser.

Photo © Keypublishing.

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8 COMMENTAIRES

  1. Ça se voit aux minuscules turboreacteurs, qui sont des antiques Pratt & Whitney JT8D que l’avion est vraiment d’ancienne génération. Mais bon après tout déjà qu’ils ne savent pas différencier des avions, on ne va pas demander aux médias de reconnaître des réacteurs.

    • Une question se pose malgre tout, pourquoi Boeing (mais Airbus fait de meme pour les a320) continue a les appeler 737 alors qu’il n y a plus beaucoup de point communs entre les « classiques » et les max, peut etre qu’utiliser au hasard le nom 738 permettrait de clarifier les choses.

  2. Bonjour,
    je me souviens de la photo d’un Mirage F1 C donc gris bleu présenté comme un Super Etendard dans un quotidien de grande diffusion….! Alors pour reconnaître des réacteurs…. D’accord avec Dimitri,
    Le principal, l’équipage est sain et sauf.

  3. Moi même j’avais parfois du mal à reconnaitre un Airbus d’un Boeing sous certains angles, jusqu’à ce que je voie cette vidéo (En anglais sous-titré)
    Depuis, c’est bon 😉

    • Citez-nous donc les erreurs en question, que nous apprenions d’elles. Et ne vous surestimez pas Bibi vous n’êtes pas censuré, vous êtes seulement modéré. 🙂

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