Une telle volte-face fait craindre le pire quant au contrat en cours entre Airbus Helicopters et la Fuerza Aérea Argentina. Cette dernière, par la voix de son chef d’état-major, a annoncé que les neuf hélicoptères légers Hughes 500D actuellement en dotation ne seraient pas retirés du service mais verraient leur avionique remise à jour. La raison invoquée est avant tout lié à l’état catastrophique de l’économie argentine. Le chantier sera réalisé dans les ateliers de la FAdeA, la nouvelle raison sociale de FMA.

Jusque là il était prévu que les neuf derniers Hughes 500D livrés entre la fin des années 1970 et le début des années 1980 soient retirés du service actif par la Fuerza Aérea Argentina cette année. On sait désormais qu’il n’en sera rien. Le général Javier Isaac, actuelle patron de l’aviation argentine, a fait savoir en ce début d’année que ces hélicoptères seront transférés sur le site industriel de Quilmes, à quelques kilomètres de leur base Mariano Mores sur l’aéroport international de Buenos Aires.

Dans l’absolu cette décision argentine de ne pas retirer du service des hélicoptères quadragénaires ne devrait pas nous surprendre. Le niveau de l’économie de ce pays et sa situation financière l’ont déjà obligé à rappeler ses vieux IA 58 Pucara ou encore à renoncer de remplacer ses chasseurs dépassés par des machines plus récentes. Pourtant elle nous inquiète car le retrait prévu du service des Hughes 500D s’accompagnait d’un contrat d’acquisition de douze Airbus Helicopters H125. Les machines doivent être assemblés au Brésil par Helibras, la branche sud-américaine de l’hélicoptériste européen.
Espérons que l’Argentine ne va pas en profiter pour dénoncer l’accord commercial avec le groupe Airbus.

Hélicoptère léger Hughes 500D argentin en mission d’entraînement.

En Argentine les Hughes 500D servent aussi bien à la liaison, qu’aux vols de communication, ou même à l’entraînement intermédiaire et avancé des futurs pilotes d’hélicoptères. Ces monoturbines sont particulièrement fatigués et il ne semble pas évident qu’un simple changement d’avionique ne suffise à les remettre au goût du jour. Les cellules accusent tout de même au minimum quarante-et-un ans de service actif, ce qui n’est pas rien.
Affaire à suivre.

Photos © Keypublishing

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